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Village des Tanneries : plus de 80 artéfacts exposés

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MONTRÉAL - Près de 200 ans d’histoire au village des Tanneries sont dévoilés au grand public pour la première fois avec une exposition de plus de 80 artéfacts qui étaient jusqu’à récemment toujours enfouis sous le quartier Saint-Henri de Montréal.

Jusqu’au 11 novembre, les Montréalais sont invités à venir découvrir les dessous de la vie d’un tanneur de cuir aux 18e et 19e siècles à la bibliothèque de Saint-Henri, où se tient depuis mercredi une exposition sur le village de Saint-Henri-des-Tanneries.

Des fouilles archéologiques ont été réalisées entre 2015 et 2017 dans le secteur des rues Saint-Rémi et Saint-Jacques, en marge du chantier de construction du nouvel échangeur Turcot. Des quelque 130 000 objets qui ont été déterrés, 82 ont été sélectionnés pour être exposés.

Un travail colossal de restauration a ensuite été effectué pour remettre en état chaussures, outils de tanneurs, vaisselle, objets dédiés au divertissement et autres. Entre une dizaine et une cinquantaine d’heures ont été allouées pour restaurer chacun des objets.

Vie commerciale et domestique

Les artéfacts présentés témoignent de différentes périodes, allant de l’installation des premiers tanneurs en 1750 à la première moitié du 20e siècle, avant la construction de l’échangeur Turcot.

« L’intérêt [de l’exposition], c’est de découvrir Saint-Henri, son origine et son évolution au fil du temps, fait valoir l’archéologue au ministère des Transports, Frank Rochefort. [Les tanneries], c’est le cœur de Saint-Henri, c’est comme ça que [le quartier] s’est développé. »

En plus de retracer les réalités du métier de tanneur, les objets exposés mettent en lumière les aléas de la vie des familles qui ont connu l’essor industriel de ce qui allait devenir Saint-Henri.

« On a une bonne diversité d’objets [...] qui montrent autant le côté commercial et artisanal de Saint-Henri que le côté domestique », explique M. Rochefort.