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Une violente bagarre finit par un meurtre

La victime a des antécédents liés au trafic de crack

Une violente bagarre finit par un meurtre
PHOTO AGENCE QMI, MARC ALAIN TRUDEAU

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Une violente bagarre, qui a terrorisé les locataires d’un immeuble résidentiel du nord de Montréal, tôt jeudi matin, s’est soldée par la mort d’un quinquagénaire qui avait des antécédents liés au trafic des stupéfiants.

« J’ai entendu une porte se faire défoncer. Puis après, j’ai entendu des bruits de bouteille qui se cassaient, ça brassait pas mal. J’ai appelé les policiers et puis je suis restée dans mon appartement, c’était trop terrifiant », a raconté au Journal avec une voix tremblotante une locataire de l’endroit, qui a requis l’anonymat.

L’agression, survenue jeudi matin vers 7 h 20, a duré environ cinq minutes, ajoute-t-elle.

Ensanglanté

Elle n’est pas la seule résidente de l’immeuble à avoir contacté les policiers à propos de cette querelle survenue dans un appartement situé au quatrième étage d’un logement du boulevard Henri-Bourassa, près du boulevard Saint-Laurent.

À leur arrivée, les services d’urgence ont trouvé la victime ensanglantée et étendue dans le corridor.

L’homme était inconscient et portait d’importantes lésions au haut du corps. Une autopsie permettra de déterminer la nature des blessures. Le suspect, qui n’a toujours pas été identifié, a pris la fuite après le crime.

Selon nos informations, la victime est Bruno Turcotte, 57 ans.

Ce dernier a été condamné à neuf mois de prison en janvier 2016, en plus de devoir respecter une probation de trois ans, pour une affaire de possession et de trafic de crack.

Il n’en était pas à ses premiers démêlés judiciaires, puisqu’il a été reconnu coupable d’accusations similaires en 2013.

Témoins auditifs

« Pour le moment, plusieurs hypothèses sont envisagées. Les témoins qu’on a rencontrés sont des témoins auditifs, mais il n’y a pas de témoin visuel encore connu », a indiqué Jean-Pierre Brabant, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, qui n’écarte pas que l’attaque soit liée au monde des stupéfiants.

Les enquêteurs des crimes majeurs de la police de Montréal se sont trouvés sur les lieux du crime toute la journée pour reconstituer le fil des événements, et des techniciens en identité judiciaire ont passé la scène au peigne fin.

Il s’agit du 21e meurtre commis à Mont­réal depuis le début de l’année.