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Bonne fête la télé!

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Pour plusieurs, ce soir, ce sera le souper 7 services : des ailes de poulet et un six-pack. Le Canadien fait son entrée au Centre Bell et on profitera de la venue des Kings de Los Angeles pour souligner qu’il y a 25 ans était remportée la dernière coupe Stanley à Montréal. C’était contre eux malgré les Gretzky, Robitaille, Kurri et autres. Mais ce soir, c’est aussi l’anniversaire de la télévision. Il y a 66 ans était retransmis le premier match à Radio-Canada. Seul sur la passerelle du vieux Forum et appuyé par 3 caméras dans l’enceinte, René Lecavalier n’a décrit que la troisième période d’un match Canadiens-Detroit. Il est arrivé en ondes si tard dans le match, parce qu’on avait peur que la télévision vide les gradins. C’est drôle parce qu’en 1952, il n’y avait que 7500 téléviseurs à Montréal. Maurice Richard et Bernard Geoffrion étaient à leurs plus beaux jours et la vente de téléviseurs au cours des deux années suivantes avait connu un essor extraordinaire justement à cause du hockey.

Fin des tuques

Cette année-là, Jean Béliveau était recrue et un autre joueur bizarre avait fait son entrée dans le vestiaire des Glorieux : Jacques Plante, un grand sec de Shawinigan, qui arrivait avec une habitude que son coach, Dick Irwin, ne pouvait pas blairer. Plante jouait coiffé d’une tuque et il y tenait. Le gardien solitaire, peu bavard, tricotait ses tuques lui-même (il brodait aussi) et voulait en faire sa marque de commerce comme Aurèle Joliat avec sa casquette. Rappelé pour la première fois pour un match contre les Rangers, Plante a eu la surprise de constater, quelques minutes avant la rencontre, que ses 3 tuques avaient disparu. Il a été splendide dans une victoire de 4 à 1 et on l’a convaincu d’oublier la laine sur la tête. Mais il a continué à tricoter ses bas.

Tiens donc !

  • Ne pas acheter un litre de lait américain, c’est bien. Deux, c’est mieux.
  • Claude Julien ne veut pas le nommer, mais il dit qu’il est Jonathan qu’il se mette en marche.
  • Le feu est jaune, attends (autre phrase avec Jonathan).
  • Chère sieste, je suis désolé de t’avoir détestée quand j’étais petit. Aujourd’hui, tu me manques.
  • Parmi les retombées du Grand Prix, il y a Lance Stroll. Il est retombé dernier.

À demain

Comme dirait Martin Matte : « Ben oui. À demain. »