/news/society
Navigation

Il est policier à Longueuil depuis 1965

L’homme de 74 ans, le plus vieux gendarme de la province, ne songe toujours pas à accrocher son uniforme

Lionel Bourdon devant une auto du Service de police de l’agglomération de Longueuil au poste de la rue Leckie, où il travaille.
Photo collaboration spéciale, Magalie Lapointe Lionel Bourdon devant une auto du Service de police de l’agglomération de Longueuil au poste de la rue Leckie, où il travaille.

Coup d'oeil sur cet article

Lionel Bourdon enfile son uniforme de la police de Longueuil depuis 54 ans, ce qui fait de l’homme de 74 ans le plus vieux policier au Québec.

M. Bourdon n’a jamais voulu exercer un autre métier. Dans sa jeunesse, il habitait tout près du poste de police dans le Vieux-Longueuil et côtoyait régulièrement les agents.

À l’âge de 20 ans, après quelques semaines à l’institut de police de Nicolet, il a été admis comme policier à la ville de Jacques-Cartier, qui fait maintenant partie de Longueuil.

Il ne court plus après les bandits comme autrefois. Il occupe le poste de sergent à la sécurité routière. Il supervise 11 agents qui donnent des contraventions. Le septuagénaire est toujours très en forme.

Événements marquants

Quelques événements majeurs ont marqué le sergent, dont plusieurs sont arrivés alors qu’il patrouillait en motoneige.

« C’était mes motoneiges personnelles. Nous les avions lettrées avec l’approbation de la direction. On avait installé une radio pour les communications », se rappelle-t-il.

Le 4 mars 1971, c’est en motoneige que le policier et son acolyte ont répondu aux citoyens en détresse pendant la fameuse tempête du siècle. En raison de l’accumulation de neige, les routes étaient fermées. Ils étaient les seuls policiers à traverser les chemins alors qu’ils devaient rouler par-dessus les toits des véhicules enlisés.

Comme détective, son expérience la plus enrichissante s’est produite en 1978.

Trois hommes armés avaient pris en otage la famille du gérant de la Wells Fargo, puis trois autres voleurs l’avaient amené à la succursale et l’avaient obligé à ouvrir le coffre-fort. Entre un et trois millions de dollars avaient été volés.

« Pour nous, à cette époque-là, c’était une grosse enquête. Nous avions été obligés de demander de l’assistance à la Sûreté du Québec. J’ai rencontré des super bons gars. J’ai appris beaucoup », a dit le sergent.

 

Il n’est pas encore prêt à parler de retraite

 

Lionel Bourdon croit être capable de travailler encore un an et demi ou deux, mais n’est pas encore prêt à parler de sa date de retraite. « J’ai fait ça toute ma vie, je suis un gars très actif. À choisir entre la retraite et travailler, j’aimais mieux continuer de faire ce que j’ai fait toute ma vie », dit le policier, qui est présent à son poste quatre jours par semaine, de 7 h à 16 h

Musée

À sa retraite, il rêve d’ouvrir un Musée de la police avec des objets qu’il a accumulés au cours de sa carrière : de vieux radars, des ivressomètres, des bâtons...

Il aimerait que la population puisse se remémorer cette belle époque.

En attendant, il promet encore une fois cette année de remettre un cadeau de Noël à chacun de ses 11 patrouilleurs.

« À chaque Noël, je décore mon bureau et je leur donne un petit quelque chose. L’année passée, j’avais donné des outils de chez Canadian Tire », a-t-il conclu.