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Le préfabriqué, une opportunité à saisir pour le Québec

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La pénurie de main-d’œuvre risque d’accroître la demande pour des maisons préfabriquées, ce qui serait à l’avantage du Québec, qui a déjà une longueur d’avance dans ce domaine.

« La rareté de la main-d’œuvre est mondiale. Aux États-Unis, on manque de main-d’œuvre spécialisée, ce qui fait en sorte que l’on va vendre de plus en plus de maisons et de murs préfabriqués à l’avenir », a affirmé jeudi Denis Lebel, PDG du Conseil de l’industrie forestière du Québec.

Pour échapper à la surtaxe imposée sur le bois d’œuvre, les produits transformés représentent un potentiel de développement économique que le Québec ne peut pas ignorer, a-t-il laissé entendre.

Contrairement à la Colombie-Britannique, qui peut facilement écouler son bois d’œuvre sur le marché asiatique pour des raisons géographiques, le Québec, lui, doit miser davantage sur la deuxième et la troisième transformation. 

Aide de 700 000 $

« C’est une stratégie à moyen terme que l’on doit mettre en place », affirme de son côté Sylvain Labbé, PDG du Bureau de promotion des produits du bois du Québec qui vient de se voir confirmer une aide de 700 000 $ pour renforcer la présence du Canada sur les marchés internationaux.

À l’heure actuelle, le Québec exporte pour 11 G$ de produits forestiers incluant 4,6 G$ de produits du bois qui sont écoulés aux États-Unis principalement. Les pâtes et papiers continuent de représenter la majorité des exportations dans ce secteur qui emploie près de 62 000 personnes.

Le marché européen est déjà bien desservi en bois d’œuvre par des producteurs de l’Allemagne, de la Suède et de la Finlande.

« L’avenir est dans la deuxième et la troisième transformation. On pense que nos produits transformés vont avoir beaucoup plus d’intérêt pour les autres parce qu’il manque de plus en plus de main-d’œuvre. C’est d’ailleurs un frein à la construction aux États-Unis en ce moment », a ajouté M. Lebel.