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Soirée cauchemardesque et fatale

Une cégépienne est assassinée, son amie est sauvée et un corps est retrouvé calciné

Ophélie Martin-Cyr quelques temps avant son décès.
Photo tirée de Facebook Ophélie Martin-Cyr quelques temps avant son décès.

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YAMACHICHE | Une histoire rocambolesque aurait mené au meurtre d’une étudiante du cégep et à la découverte de deux cadavres dans une voiture incendiée en Mauricie.

Plusieurs sources ont confirmé au Journal hier qu’Ophélie Martin-Cyr, 19 ans, était en compagnie d’une autre femme et d’au moins deux hommes dans la nuit de mardi à mercredi.

Pour une raison toujours inconnue, la nuit aurait tourné au cauchemar.

La Sûreté du Québec a confirmé hier qu’une femme sans histoire a réussi à fuir en sautant en bas d'une voiture en marche. Après être descendue du véhicule, elle aurait été la cible de coups de feu, mais sans être atteinte. Elle aurait par la suite appelé les policiers. Elle était toujours hospitalisée hier sous haute surveillance policière, mais sa vie n’était pas en danger.

Ophélie Martin-Cyr n’aurait pas eu la même chance. Des proches ont confié au Journal qu’elle aurait été abattue de projectiles d’arme à feu dans le dos, ce qui n’a pas été confirmé.

Le cadavre de l’étudiante en Techniques juridiques a été retrouvé mercredi matin dans un champ de Yamachiche. On ignore si le corps a été transporté ou si le meurtre est survenu là.

Pas un inconnu

Selon nos informations, l’individu qui a été retrouvé dans une voiture incendiée à quelques kilomètres de là était une connaissance de Mme Martin-Cyr. La SQ n’a cependant pas officiellement confirmé son identité puisque le corps était carbonisé.

La cause du décès n’était toujours pas connue. Mais la SQ n’exclut pas que les deux événements soient reliés.

René Kègle, 38 ans, de Saint-Maurice, et Francis Martel, 31 ans, ont été arrêtés vendredi matin par la SQ pour le meurtre d’Ophélie Martin-Cyr. Ils comparaitront au palais de justice de Trois-Rivières vendredi.

Le père d’Ophélie Martin-Cyr, Mario Cyr, est allé se recueillir hier après-midi à l’endroit où le corps de sa fille a été trouvé, mais il n’a pas émis de commentaires.

D’autres amies de la victime sont aussi venues porter des fleurs sur les lieux.

Shannie Gélinas a beaucoup pleuré quand elle est arrivée. Elle s’est recueillie et s’est adressée aux médias.

«On n’a pas eu le temps de lui dire bye. Ils nous l’ont enlevée avant», a-t-elle dit.

Elle a confié avoir eu un mauvais pressentiment par rapport à des fréquentations de la victime et que des amis en avaient discuté avec elle.

«La plupart des gens ont eu ce feeling-là. Mais elle aimait l’action et aller toujours plus loin. À 19 ans, on est invincible. Personne n’est plus fort que nous», dit-elle.

Fille joyeuse

Personne n’a cependant remarqué de changement d’attitude dans les dernières semaines. Ophélie Martin-Cyr était toujours aussi joyeuse et aimante avec ses proches.

«Si elle était inquiète, elle ne le laissait pas paraître», dit Laurie Doucet, qui l’a croisée dans un bar récemment.

Shannie Gélinas n’avait rien remarqué de particulier quand elle l’a vue pour la dernière fois il y a trois semaines.

«Tout le temps de bonne humeur», dit-elle.