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Autocritique libérale?

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Les libéraux, qui viennent de manger une raclée et n’en reviennent toujours pas de ne plus être au pouvoir, veulent s’engager dans une réflexion à grande échelle pour comprendre ce qui leur est arrivé.

Francophones

Il leur suffit de regarder la carte électorale pour savoir ce qui cloche : ils ont été chassés du Québec francophone. Si le PLQ survit politiquement, c’est à cause de sa base montréalaise qui rassemble les anglophones et la plus grosse part des communautés issues de l’immigration.

Dans cette perspective, on a entendu plusieurs de ses leaders plaider pour un nécessaire retour au nationalisme québécois. Les grandes figures du parti se mettent à évoquer Robert Bourassa. Elles se montrent nostalgiques d’un temps où il était connecté au noyau historique du Québec.

Mais est-ce possible ? Le PLQ devra passer par une phase d’autocritique. On pourrait poser la question suivante aux libéraux : si vous soutenez que votre parti doit renouer avec le nationalisme pour renouer avec la majorité historique francophone, comment qualifieriez-vous le positionnement de votre parti pendant les années Couillard ? Dans la mesure où vous souhaitez vous éloigner de votre positionnement actuel, que lui reprochez-vous ?

Le nationalisme n’est pas qu’une formule de marketing. Quelle rupture proposera le nouveau PLQ ? D’en finir avec le fédéralisme inconditionnel ? De reprendre la quête de la société distincte ? De lutter contre l’anglicisation de Montréal ? De rompre avec le multiculturalisme ? D’en finir avec les accommodements raisonnables ? De baisser significativement les seuils d’immigration ?

Soumission

Mais la chose est-elle possible ? Quelqu’un s’imagine vraiment le PLQ renoncer au fédéralisme orthodoxe et au multiculturalisme ? Quelqu’un l’imagine heurter sa base qui rejette le Québec francophone ? D’autant que la relève libérale est elle-même viscéralement antinationaliste et profondément trudeauiste.

Le PLQ a un jour fait le choix de la soumission canadienne et de placer la loyauté au Québec en seconde place. On l’imagine mal en faire un autre.