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«Deuxième vague» de l'épidémie d'Ebola signalée en République démocratique du Congo

«Deuxième vague» de l'épidémie d'Ebola signalée en République démocratique du Congo
AFP

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Les autorités congolaises ont déclaré samedi faire face désormais à «une deuxième vague» de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, d’une «ampleur» encore non déterminée, à Beni (Nord-Kivu), dans l’est de la République démocratique du Congo.

«On assiste à Beni à une deuxième vague de l’épidémie de la maladie à virus Ebola. On n’en connaît pas l’ampleur à ce stade. L’épicentre, qui était à Mangina, est aujourd’hui à Beni», a déclaré le Dr Oly Ilunga, ministre congolais de la Santé, au cours d’une conférence de presse.

«Cette deuxième vague est le résultat des résistances communautaires à la riposte, des villes mortes, de l’insécurité et de la faible collaboration des tradipraticiens dans les activités de riposte alors qu’ils sont en première ligne», a expliqué le Dr Ilunga.

Actuellement 16 202 personnes ont pu être vaccinées.

«L’épidémie à Beni est à haut risque [...] et la situation reste inquiétante tant que tous ces facteurs» n’auront pas trouvé des réponses appropriées, a-t-il ajouté.

Deux nouveaux cas sont confirmés à Beni, selon des statistiques actualisées samedi du ministère de la Santé portant à 207 le total des cas signalés dans la région, dont 172 confirmés et 35 probables.

Dans la journée, le ministre de la Santé avait indiqué que depuis la déclaration de l’épidémie le 1er août, «77 cas au total ont été enregistrés dont 69 cas confirmés et 8 cas probables dans la seule ville de Beni».

Quinze décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés à Beni depuis le début de la semaine, selon un calcul de l’AFP reprenant les bulletins épidémiologiques quotidiens du ministère de la Santé.

Le ministre s’est réjoui que le personnel de santé œuvrant dans une zone occupée par un groupe armé local ait pu être formé pour assurer la riposte auprès des populations.

Les opérations de lutte contre Ebola ont été perturbées à Beni par des «résistances» des habitants de certains quartiers. Elles ont aussi été suspendues quelques jours après une attaque des miliciens des Allied democratic force (ADF) dans un faubourg est de Beni le 22 septembre, qui a fait une vingtaine de morts.