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Le fils de Michael Schumacher champion d’Europe de F3

Le fils de Michael Schumacher champion d’Europe de F3
Photo AFP

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Berlin | Mick Schumacher, le fils du légendaire Michael, est devenu champion d’Europe de Formule 3, samedi, mais pas n’importe où: sur ce circuit d’Hockenheim où son père, septuple champion du monde de Formule 1, a remporté quatre fois le Grand Prix d’Allemagne.

Âgé de 19 ans, «Schumi Junior» est né en mars 1999. Il succède ainsi, au palmarès de la F3 européenne, au Britannique Lando Norris, 19 ans dans un mois, qui a un peu d’avance: il sera titulaire en F1 l’an prochain, chez McLaren.

Grâce à cinq victoires d’affilée en septembre, Mick était arrivé à Hockenheim avec 49 points d’avance sur l’Anglais Dan Ticktum, et trois courses à disputer. Il en avait encore 39 après la Course 1, pourtant ratée (12e), car entamée par un accrochage au premier tour avec Marcus Armstrong, alors qu’il naviguait dans le top 10.

Équipé d’un moteur Mercedes, le fils de «Schumi» s’est bien rattrapé dans la Course 2, remportée par l’Estonien Juri Vips. Il a marqué les 18 points de la 2e place, se mettant définitivement hors d’atteinte de Ticktum, membre du Red Bull Junior Team.

«Je suis absolument ravi», a réagi Schumacher Jr après son 13e podium en 29 courses cette année. Sans oublier de saluer son écurie, le Prema Powerteam Theodore Racing: «Ce que cette équipe a réussi cette année est incroyable», a-t-il ajouté.

Avec 347 points au compteur avant la Course 3, prévue dimanche, Mick Schumacher ne peut plus être rejoint par Ticktum, relégué à 51 points. Et ce premier sacre international va lui donner des points précieux dans la course à la «Super Licence», sésame indispensable pour piloter un jour en F1.

Son père Michael, il y a 28 ans, s’était contenté de remporter le Championnat d’Allemagne de F3, au niveau très relevé. Il a ensuite été sacré sept fois champion du monde de F1, dont cinq titres au sein de la Scuderia Ferrari (2000-2004).

Drame à Méribel

Le premier sacre de «Schumi», c’était 18 mois après la naissance du petit Mick dont les premiers tours de roue en karting, à l’âge de neuf ans, ont forcément été très suivis. Alors, pour limiter l’impact médiatique, Mick a porté sur son casque le nom de sa mère, Corinna Betsch.

En décembre 2013, Mick skiait avec son père, à la retraite depuis un an, dans la station française de Méribel, quand celui-ci s’est grièvement blessé à la tête en heurtant un rocher, entre deux pistes. Cinq ans plus tard, «Schumi» est toujours dans le coma, chez lui en Suisse, et il a 49 ans.

Après le drame, «Mick Junior», son surnom en karting, a continué d’apprendre son métier de pilote, en karting. En 2014, il a terminé deuxième des championnats d’Allemagne, d’Europe et du monde. Puis il a décidé de se faire appeler Mick Schumacher pour débuter en monoplace en 2015, en Formule 4.

Après une première demi-saison poussive, sa première victoire en F4, en juillet 2015, a eu pour cadre le circuit de Spa-Francorchamps. Cette piste belge où «Schumi» avait déboulé dans le paddock de F1, en 1991, et débuté par un 7e chrono en qualifications, dans une Jordan. Il avait 22 ans.

En 2016, Schumacher Jr a continué à progresser en F4, terminant deuxième des Championnats d’Allemagne et d’Italie. Et la famille s’est organisée, Mick étant suivi de près, et protégé des journalistes, par Sabine Kehm, l’agent historique de son père.

L’an dernier, Mick est logiquement monté dans la catégorie supérieure, mais il n’a pas brillé tout de suite: 12e du Championnat d’Europe de F3, avec un seul podium à la clé. Sauf que c’était à Monza, sur les terres de Ferrari, sur ce vénérable Autodrome où papa, devenu «Le Baron rouge», avait gagné cinq fois en F1.

Un clin d’œil de plus dans le parcours très suivi de «Schumi Jr». La prochaine étape, forcément, ce sera la Formule 2, antichambre des Grands Prix, en 2019. La dernière marche avant la F1, indispensable, car Mick n’a pas l’intention de brûler les étapes. Il est juste très rapide, et très calme. Comme papa.