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Père et fille à l’assaut de leur premier marathon

François Dupuis et sa fille Camille ont l’intention de compléter l’épreuve ensemble

François Dupuis et sa fille Camille en sont à leur quatrième saison de course ensemble. Leur résultat final au marathon aujourd’hui importe peu, ils auront déjà gagné en partageant un moment inoubliable entre père et fille.
Photo Didier Debusschère François Dupuis et sa fille Camille en sont à leur quatrième saison de course ensemble. Leur résultat final au marathon aujourd’hui importe peu, ils auront déjà gagné en partageant un moment inoubliable entre père et fille.

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Pour plusieurs, la course à pied est une activité physique comme une autre qui permet de demeurer en bonne santé. D’autres y ont trouvé une manière d’exceller au sein de l’élite et seule la meilleure performance importe. Pour François Dupuis et sa fille Camille, les liens tissés entre eux depuis qu’ils enfilent leurs espadrilles ensemble alimentent plus que jamais leur passion pour ce sport.

Le duo participera à sa première épreuve de 42,2 km aujourd’hui dans le cadre du Marathon SSQ de Québec, dont le départ sera donné à 8 h près de l’édifice du parlement et des plaines d’Abraham.

Même si François Dupuis et Camille Fortin-Dupuis sont habitués de courir ensemble depuis quelques années, l’expérience atteindra un niveau inégalé avec ce premier marathon alors qu’ils n’ont jamais vécu de courses au-delà de la moitié de la distance qu’ils s’apprêtent à franchir. Peu importe les difficultés qui pourraient se dresser durant la journée, ils finiront la course en même temps, comme les fois précédentes.

« C’est toujours ça ! On part ensemble et on finit ensemble, la main dans la main ! Pas tout le long, mais à la ligne d’arrivée. C’est un plaisir de le faire ensemble. C’est un gros défi et c’est un peu insécurisant, mais c’est rassurant d’être deux pour s’encourager », lance le paternel, rencontré à la veille du grand jour en compagnie de sa fille.

« On se parle, on s’encourage et tant qu’à le faire ensemble, on aime ça pouvoir compter l’un sur l’autre », renchérit cette dernière.

Rapprochements uniques

À 59 ans, le père de famille s’est découvert un amour pour la course à pied sur le tard après une simple proposition de son entraîneuse de l’époque, il y a quelques années. Depuis, ce fonctionnaire du gouvernement du Québec n’a jamais cessé, entraînant sa fille dans son aventure.

« C’est notre quatrième saison ensemble. J’ai toujours fait des sports d’équipe et pendant une sortie de course, je faisais un 5 km et je me suis dit que pour son anniversaire, j’allais lui offrir une inscription pour nous deux à un demi-marathon. Et je n’avais jamais fait plus de 7 km ! » raconte l’étudiante de 23 ans.

« Ça nous a rapprochés »

La relation qu’ils ont développée en partageant ces moments sur le bitume leur a permis de se rapprocher comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Le frère et l’une des sœurs courent aussi parfois en leur compagnie.

« J’en parle à mes amis et je trouve qu’ils ne prennent pas assez de temps de faire des activités avec leurs parents. Ça nous a tellement rapprochés depuis qu’on a commencé à faire de la course », explique Camille.

« L’activité physique et le fait de bouger ensemble, même s’il n’y a pas de conversations, ça crée des liens et ça rapproche les gens. Après, d’avoir vécu cette expérience ensemble, on aura de souvenirs pour le reste de notre vie », mentionne François, ne cachant pas ses craintes par rapport à la météo et aux problèmes physiques qui pourraient survenir en cours de route.

Courses méditatives

Pour François, en plus de lui permettre de passer du temps en famille, la course à pied lui sert d’exutoire.

« C’est un plaisir qui permet de me vider l’esprit, surtout demain [aujourd’hui] avec le nouveau trajet, on pourra admirer le paysage et parcourir la ville dans différents quartiers. C’est vraiment de faire le vide et c’est un bien-être autant psychologique que corporel. »