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Sprong apprend son métier

Daniel Sprong a orchestré quelques montées pour les Penguins contre le Canadien, samedi soir.
Photo Agence QMI, Joël Lemay Daniel Sprong a orchestré quelques montées pour les Penguins contre le Canadien, samedi soir.

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Il n’y a jamais eu de doute sur le talent brut de Daniel Sprong. Les recruteurs avaient plus d’interrogations sur son attitude, son jeu défensif et son désir d’apprendre. Les Penguins ont choisi de parier sur sa plus grande qualité, ses habiletés offensives, en le repêchant au 2e tour en 2015.

Trois ans plus tard, Sprong a son casier dans le vestiaire des Penguins. Il espère maintenant s’enraciner à Pittsburgh. Quelques mois après le repêchage de 2015, le Néerlandais d’origine avait porté l’uniforme des Penguins pour 18 matchs avant de retourner avec les Islanders de Charlottetown dans la LHJMQ.

À l’âge de 18 ans seulement, il n’était pas encore prêt à faire le saut pour de bon dans la LNH. À 19 ans, il a joué une autre saison à Charlottetown. L’an dernier, il a cogné à la porte du grand club en participant à huit rencontres, mais il a surtout attiré l’attention en récoltant 32 buts et 65 points en 65 matchs avec les Penguins de Wilkes-Barre.

« J’ai vu ça comme des étapes différentes, a raconté Sprong à quelques heures de son premier match au Centre Bell. Je ne voulais pas me laisser envahir par la frustration. Je savais que j’avais des aspects de mon jeu à travailler. Je me suis concentré sur des détails de mon jeu. Les Penguins m’ont démontré une grande confiance cet été en m’offrant un contrat de deux ans à un seul volet. Je cherche à jouer mon style et je suis heureux de mon départ cette saison. »

« À partir de la mi-saison l’an dernier, je croyais que j’étais prêt pour la LNH, a-t-il continué. Mais les Penguins voulaient que je reste dans la Ligue américaine. Avec un peu de recul, je considère que c’était une bonne chose pour moi de passer du temps à Wilkes-Barre. J’avais besoin de grandir et de gagner en confiance. »

Au sein d’un quatrième trio

Né à Amsterdam, Sprong a aussi des racines bien profondes à Montréal. Il a grandi dans l’Ouest-de-l’Île. Il avait sept ans quand ses parents ont quitté l’Europe pour s’installer au Québec.

Sprong, qui parle parfaitement le néerlandais et l’anglais et qui se débrouille assez bien en français, avait donc un sourire radieux à sa sortie de l’entraînement matinal des Penguins au Centre Bell.

« Enfant, je rêvais de jouer un match ici, j’ai maintenant cette chance », a-t-il lancé.

Pour ses débuts au Centre Bell, Sprong a joué à l’aile droite du quatrième trio en compagnie de Matt Cullen et Dominik Simon. Malgré sa saison d’un point par match l’an dernier dans la Ligue américaine, Mike Sullivan ne lui a pas encore confié un rôle offensif au sein de son équipe.

« Daniel est très talentueux, il a un très bon tir, a reconnu Sullivan. Ses forces sont assez évidentes pour ceux qui l’ont vu jouer depuis longtemps. On essaie de l’amener à améliorer son jeu d’ensemble, et ce n’est pas seulement défensivement, comme les gens le pensent parfois. C’est aussi dans le soutien au porteur de la rondelle en zone offensive, l’échec-avant, apprendre le passe-et-va en fond de territoire, qui devient important dans le hockey d’aujourd’hui. Mais on a de grandes attentes pour lui. »

Une place avec Crosby ou Malkin ?

Quand il aura pleinement gagné la confiance de Sullivan, Sprong aimerait bien se retrouver à l’aile droite d’un Sidney Crosby ou Evgeni Malkin.

« Je ne peux pas mentir, j’ai hâte à ce jour, a-t-il souligné. Mais je ne me pose pas trop de questions et je veux y aller une étape à la fois. »

Sullivan a toutefois rappelé qu’il a offert une audition à son jeune ailier de 21 ans au dernier camp.

« Il a eu sa chance pendant la majorité du camp avec Crosby. Ce n’est pas qu’il n’a pas eu sa chance, il l’a eue. Mais on essaie de former les combinaisons qui nous donneront les meilleures chances de gagner. On pense encore que c’est un très bon joueur. C’est le processus pour bien des jeunes et Daniel n’y échappe pas. »