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Cannabis: les chambres de commerce demandent plus de sévérité au travail

Cannabis: les chambres de commerce demandent plus de sévérité au travail
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

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MONTRÉAL | À deux jours de la légalisation, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) rappelle que le cannabis doit se tenir loin des contextes de travail.

«Avec la légalisation, il est possible que la consommation de cannabis soit banalisée», a expliqué Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ, par voie de communiqué. «Pour les employeurs, qui n'ont pas de moyen fiable de détecter les facultés affaiblies chez leurs employés, mais qui ont pourtant l'obligation d'assurer la sécurité de ceux-ci, il est essentiel que la légalisation fasse l'objet de campagnes de sensibilisation concrètes et transparentes, rappelant que travailler avec les facultés affaiblies est aussi dangereux pour soi-même et pour les autres que conduire dans cet état.»

La FCCQ a réitéré sa demande au gouvernement d’entreprendre des investissements dans la recherche et le développement d’outils de dépistage efficaces des facultés affaiblies et d’ajouter les milieux de travail à la liste des lieux où la consommation de marijuana est formellement interdite.

Elle souhaite aussi que les travailleurs ayant fumé ne puissent pas prétendre aux indemnités liées aux accidents du travail.

«La légalisation du cannabis récréatif placera les employeurs dans une situation difficile, puisqu'ils ont l'ultime responsabilité en matière de sécurité de leurs employés, mais qu'ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour s'acquitter efficacement de leurs obligations. Il importe que la responsabilité finale découlant de la consommation de cannabis revienne à la seule personne qui puisse la contrôler, soit le travailleur intoxiqué», a dit Stéphane Forget.