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Au-delà du Beyond Meat

Au-delà du Beyond Meat
A&W

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***Cette chronique est le coup de cœur de la rédaction

Écoutez les réactions de Lise Ravary au sujet de cette chronique à partir de 27m02s

Depuis peu, le burger végétalien, le fameux Beyond Meat, est de retour sur les tablettes de tous les A&W du pays après une fulgurante rupture de stock. 

En juillet dernier, ce nouvel item au goût et à la texture bovins avait fait fureur, encore plus chez les omnivores que chez les végétaliens. 

Il faut en effet noter que certains n’avaient pas hésité à afficher leur réticence à consommer ce sans-viande. Il faut dire que le Beyond Meat, n’est pas aussi végétalien qu’on voudrait le croire. La boulette, faite à base de protéines de pois, est chauffée sur la même grille que ses amis animaux. Il faut aussi dire que la chaîne propose des sauces à base d’œufs pour accompagner la galette. 

Mais il faut surtout dire qu’A&W, malgré son pas en avant, reste une compagnie de restauration rapide encourageant majoritairement l'industrie carnivore.

Mais au-delà des critiques, cette alternative (sans mayo) reste une galette protéinée promouvant l’industrie végétale, une solution non négligeable à l’accélération du réchauffement climatique, dont la popularité démontre que la société est enfin prête à consommer au quotidien de tels aliments.

Nous sommes dans une ère où les énergies les plus consommées sont saturées et où les alternatives considérées marginales, comme les voitures électriques, les pailles en inox et les vêtements usagés devront devenir les principaux acteurs de notre quotidien, les substituts prioritaires de demain.

On pourrait (presque) tous se passer de viande, de voitures, de pailles et de nouveaux vêtements, mais puisque nous en sommes incapables, ces alternatives agissent comme des solutions salvatrices pour les mortels que nous sommes. Refuseriez-vous d’acheter une voiture électrique seulement parce que son concessionnaire vend aussi des voitures à essence? 

J’espère que non. Car rappelez-vous qu’acheter, c’est voter. Plus on encouragera le sans-viande, plus cette industrie pourra offrir des produits de qualité, jusqu’à devenir LA nouvelle viande.

La société change, s’adapte, survit. Les invités de dimanche dernier à TLMEP illustrent bien que ce qui était autrefois considéré comme marginal est désormais normalisé.

La société d’hier est désormais remplacée par l’ouverture d’esprit de demain.

Et vous, êtes-vous prêts à adopter cette substitution?

***Cette chronique est en lien à la thématique société proposée par Lise Ravary.

 

 


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