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Avons-nous tué l’espoir?

Avons-nous tué l’espoir?
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Au début du mois d’octobre, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a lancé un ultime cri d’alarme concernant la lutte aux changements climatiques.

Si rien n’est fait, autant sur le plan individuel que collectif, des changements tout aussi irréversibles que dramatiques auront lieu. Pourtant, le 1er octobre dernier, le parti ayant les positions les moins claires en environnement a reçu un mandat majoritaire de la population.

Aux désenchantés, aux écœurés, aux cyniques, aux rêveurs déçus et aux gens de bonne volonté, je tiens à vous écrire qu’il est maintenant temps de prendre courage et de braver cette tempête. La mise est trop grande pour se laisser abattre. La seule chose qui est morte le 1er octobre, c’est notre passivité.

Mettons de côté notre amertume. L’espoir, c’est le courage de tenir bon et l’audace d’être, d’aspirer et de rêver. Pour faire une vraie différence dans la lutte aux changements climatiques, nous devrons écrire, discuter, débattre, analyser et convaincre. Il faudra utiliser nos réseaux sociaux et, peut-être, sortir dans les rues. Il faudra faire des efforts pour changer nos habitudes de vie. Il faudra remettre sur la table le développement durable, l’économie circulaire, l’agriculture biologique et le commerce équitable.

Comme Vigneault nous l’a déjà conseillé, il faudra exiger l’impossible. Ça ne sera pas facile. Nous serons peut-être déçus. En revanche, ces quatre prochaines années représenteront un défi de taille pour notre génération et celles qui nous accompagneront. Ce sera surtout l’opportunité d’apprendre à rêver, à nouveau. La défense de l’environnement et le développement d’une société plus juste doivent constituer le seul héritage que nous aspirons à léguer aux prochaines générations.

Nous avons la chance de vivre dans une démocratie libérale et plurielle. Nous ne sommes pas muselés comme les Catalans. Nous ne sommes pas polarisés comme les Américains. Nous ne sommes pas réduits au silence comme les Palestiniens, les Syriens ou les Nord-Coréens. Les injustices, on peut les dénoncer. Le progrès, on peut l’entreprendre. Nos rêves, on peut les vivre. L’espoir n’est pas mort le 1er octobre dernier, c’est le silence d’une génération qui l’est.

Écoutez les réactions de Lise Ravary au sujet de cette chronique à partir de 24m29s

 


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