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Elle sauve les pitbulls bannis de leur ville

Une femme d’Alma en a recueilli une centaine

Rubie Bergeron a sauvé plus de 100 pitbulls depuis janvier 2017. On la voit ici avec Marley et Doudoune, qui habitent actuellement dans son refuge d’Alma.
Photo collaboration spéciale, Isabelle Tremblay Rubie Bergeron a sauvé plus de 100 pitbulls depuis janvier 2017. On la voit ici avec Marley et Doudoune, qui habitent actuellement dans son refuge d’Alma.

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ALMA | Une femme du Lac-Saint-Jean a sauvé une centaine de pitbulls de l’euthanasie, en l’espace de vingt mois, provenant de villes qui les interdisent.

Rubie Bergeron, 29 ans, donne une deuxième chance aux bêtes de type pitbull depuis que leur présence est illégale dans certaines municipalités de la province après qu’un chien eut tué une femme à Montréal à l’été 2016.

Des refuges du Québec situés dans des villes qui ont banni ce type de chiens la contactent et lui expédient les bêtes.

« Il n’y a pas de mauvais chiens, il y a plutôt de mauvais maîtres. Les pitbulls sont très attachants et ils ne sont pas plus dangereux que d’autres races », estime-t-elle.

Nouvelle famille

Mme Bergeron a accueilli plus d’une centaine de pitbulls depuis janvier 2017. Le règlement municipal en vigueur à Alma lui permet d’opérer son refuge pour pitbulls, situé dans un endroit éloigné.

Encore cette fin de semaine, la propriétaire du refuge a accueilli trois nouveaux pitbulls qui lui ont été confiés par un refuge de Baie-Comeau. « C’est la première fois que cet endroit me contactait », dit-elle.

Une quinzaine de pitbulls sont actuellement pensionnaires du Refuge La Passion de Rubie d’Alma. Elle tente de leur trouver une famille et elle fait preuve de patience. « Peu importe le temps que ça prend, je les garde au refuge. Nous avons maintenant les services d’un éducateur canin qui travaille à améliorer certains comportements plus problématiques », dit-elle.

Cas lourds

Et elle admet qu’il y a des cas plus lourds. Comme celui de Kiba, qui vit au refuge depuis un an et demi.

L’animal a déjà mordu à quelques reprises avant d’arriver chez elle. Une famille a tenté de l’adopter, mais il a mordu les propriétaires. Mme Bergeron lui a ouvert ses portes une nouvelle fois.

« C’est un chien qui n’aime pas se faire brusquer. Il a eu une enfance difficile. Il n’est pas méchant, mais ça prendra du temps et de la patience pour réussir à le sauver », reconnaît la Jeannoise.

Bien que le taux de placement des pitbulls secourus par La Passion de Rubie soit pratiquement de 100 %, la propriétaire ne les laisse pas partir avec n’importe qui. Chaque animal est muni d’une fiche détaillée.

« Ce sont principalement des gens qui connaissent la race qui en font l’adoption. Ils viennent de toutes les régions du Québec. Chaque animal a sa fiche détaillée et ils ont tous un vécu différent », raconte-t-elle.

Mme Bergeron avoue qu’elle a déjà refusé de laisser partir certains chiens, puisque leur profil ne cadrait pas avec les familles intéressées.