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Slopestyle: Laurie Blouin a encore des choses à prouver

Laurie Blouin
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Laurie Blouin

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MONTRÉAL | Malgré ses titres de championne du monde et de vice-championne olympique en slopestyle, la planchiste Laurie Blouin a encore du travail à faire pour s’établir parmi les incontournables de son sport. C’est d’ailleurs le défi qu’elle s’est fixé pour les prochains mois.

Comme chaque année, les X-Games, le Dew Tour et le US Open seront les événements phares pour les spécialistes de slopestyle et de big air cette saison.

«C’est quand même difficile d’avoir les invitations. J’en ai eu une pour le Dew Tour l’année passée, mais pas cette année malheureusement, a indiqué l’athlète de 22 ans qui est présentement en camp d’entraînement avec l’équipe nationale en Suisse.

«Je suis assez déçue. Je ne sais pas pourquoi, ni comment ils décident ça. Mais ça va juste me motiver à leur prouver qu’ils auraient dû m’inviter et que l’année prochaine, ils devront le faire.»

Blouin demeure toutefois en confiance pour le US Open et garde espoir pour les X-Games, la Mecque des sports extrêmes. La planchiste de Stoneham n’y a jamais pris part.

«C’est un de mes rêves d’y aller. C’est dur de rentrer aux X-Games, car il y a juste huit filles qui y vont. Il faut vraiment que tu prouves que tu mérites ta place. C’est la prochaine étape pour moi.»

C’est pourquoi elle compte attaquer le circuit de la Coupe du monde en force en novembre prochain à Pékin, où elle participera à une épreuve de big air.

«Pour faire ces compétitions [X-Games, Dew Tour et US Open], il faut obtenir de bon résultats dans les Coupes du monde et se démarquer.»

«Ça change une vie»

À défaut de retenir l’attention des organisateurs du Dew Tour, la Québécoise a grandement impressionné ses compatriotes l’hiver dernier, à Pyeongchang, en devenant la première planchiste canadienne médaillée olympique en slopestyle. Elle avait réalisé l’exploit dans des conditions pour le moins difficiles.

Quelques jours après avoir durement chuté à l’entraînement, Blouin s’était présentée le jour de la finale avec un large hématome à l’œil droit. Malgré les forts vents, elle avait dévalé la piste avec un aplomb remarquable.

«Revenir au Québec après, c’était assez fou. Mon copain et mes amis me disaient: ‘’tu es partout’’. Je ne réalisais pas. Ça change une vie, mais pour un certain temps. À un moment donné, ça redevient normal. Mais côté commanditaires, il y a des gens qui m’ont approchée. C’est un des bénéfices.»

Même si l’expérience a été marquante, les Jeux d’hiver de 2022 ne sont pas encore dans sa mire. «Le revivre dans quatre ans serait différent, mais aussi excitant. Mais c’est loin et j’ai d’autres objectifs avant», a conclu la Québécoise, qui sera de passage à Montréal le week-end prochain pour participer au Festival international de fils de ski et de planche à neige.