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Assemblée nationale: «Le crucifix est là pour rester», dit Legault

François Legault, <i>premier ministre</i>
Photo Simon Clark François Legault, premier ministre

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S’il cherche à établir le plus grand consensus possible sur la laïcité, François Legault n’a pas l’intention de décrocher le crucifix qui trône au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale.

Le nouveau premier ministre caquiste veut interdire le port de signes religieux chez les enseignants, les juges, les policiers et les gardiens de prison. Il a néanmoins manifesté récemment une certaine ouverture à discuter d’un droit acquis pour les employés actuels.

Mais le sort du Christ en croix qui domine les joutes parlementaires semble scellé. « Notre position est claire concernant le crucifix, on le garde. Maintenant, de façon générale, je vais être ouvert à tous les consensus, mais notre position est claire, on garde le crucifix, c’est un objet patrimonial important », a affirmé François Legault vendredi, en conférence de presse à son nouveau bureau de l’édifice Honoré-Mercier.

Pour les autres aspects, il n’est pas aussi catégorique. Pourrait-il par exemple soustraire l’interdiction de porter un signe religieux aux enseignants ? « Il est trop tôt pour répondre à cette question-là, mais moi je n’ai pas changé d’idée, a précisé le premier ministre. On va consulter, on va voir s’il y a des consensus qu’on est capable de dégager. »

Au conseil exécutif

Signe qu’il veut le régler très rapidement, le dossier de la laïcité sera traité directement par le conseil exécutif, c’est-à-dire l’équivalent du ministère du premier ministre.

Il s’agit d’une pratique très inhabituelle. C’est son jeune ministre de l’Immigration et leader parlementaire Simon Jolin-Barrette qui en assurera la « supervision ».

Le PQ ouvert à discuter

Le chef intérimaire péquiste a déploré l’intransigeance du premier ministre Legault sur le sort du crucifix.

« Il m’apparaît que la position du gouvernement est assez catégorique », a soutenu Pascal Bérubé vendredi, au terme de l’assermentation des 10 élus du PQ.

Il s’est dit prêt, lui, à « discuter » de cet enjeu au Bureau de l’Assemblée nationale, où siègent toutes les formations politiques.