/news/currentevents
Navigation

Deuxième revers pour l’UPAC en deux semaines

La police de la corruption perd de nouvelles procédures

UPAC
Photo Pierre-Paul Poulin Robert Lafrenière
Ex-patron de l’UPAC

Coup d'oeil sur cet article

Des procédures contre deux ex-policiers soupçonnés par l’UPAC d’avoir coulé des informations dans les médias viennent d’être abandonnées deux semaines après l’invalidation des mandats de perquisition contre le député Guy Ouellette.

Les avocats des ex-policiers Stéphane Bonhomme et Richard Despatie, dont les biens avaient été saisis en octobre 2017 par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), nous ont confirmé vendredi s’être fait aviser par courriel que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne ferait pas de demande de prolongation de rétention des biens saisis chez eux.

En clair, cela signifie donc que les biens qui avaient été saisis chez les deux ex-policiers par l’UPAC leur seront remis dans les prochains jours.

« Les procédures contre eux vont être abandonnées. Ils abandonnent tout », a commenté Alain Dubois, l’avocat de Stéphane Bonhomme.

Ce dernier a indiqué que son client n’avait absolument rien à se reprocher. Son client s’était même montré empressé que l’UPAC fouille son ordinateur, a-t-il mentionné.

Partie de pêche

Me Dubois, qui a pu consulter les affidavits de policiers ayant permis d’obtenir les mandats de perquisition, a indiqué qu’ils étaient « clairement insuffisants », à ses yeux pour justifier l’opération.

« Mon client accueille la décision avec beaucoup de soulagement », a commenté de son côté Me Maya Amar, qui représente Richard Despatie.

Rappelons que l’UPAC soupçonnait les ex-policiers Bonhomme et Despatie d’avoir coulé dans les médias des éléments de l’enquête Mâchurer de l’UPAC sur l’ancien premier ministre Jean Charest et l’ex-grand argentier libéral Marc Bibeau.

Pour l’UPAC, il s’agit d’un second revers en deux semaines.

L’ex-grand patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, a donné sa démission le jour même de la dernière élection québécoise, quelques jours après l’invalidation des mandats de perquisition contre Ouellette.