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Le classicisme populaire d’Andrea Bocelli

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Près de vingt ans plus tard, le ténor Italien Andrea Bocelli était de retour à Montréal, dimanche soir, pour un concert exceptionnel au centre Bell, devant près de 17 000 spectateurs attentifs et démonstratifs.

Le chanteur, qui a fêté ses soixante ans il y a tout juste un mois, était en pleine forme vocale. Il était visiblement très heureux de faire cette tournée nord-américaine, qui accompagne la sortie d’un nouvel album, «Si», dont la sortie est prévue le 26 octobre.

Fringant et inspiré, il a commencé la soirée avec «Recondita armonia», extrait de «Tosca» de Puccini, suivi de l’entraînante «La donna é mobile», du «Rigoletto» de Verdi, et du «Pourquoi me réveiller», de «Werther» de Massenet. «Excusez mon français», a timidement annoncé le maestro. Il demandera plus tard en souriant de ne pas faire attention à sa prononciation en anglais.

Entouré d’un orchestre de plusieurs dizaines de musiciens et du chœur des Mélomanes, Andrea Bocelli a ensuite accueilli la soprano Larisa Martinez pour chanter plusieurs duos, comme «Nuit d’hyménée», de «Roméo et Juliette» de Gounod, ou «O, soave fanciulla» de «La Bohème», qui a permis à Bocelli de faire durer la note finale jusqu’au bout de son souffle.

Surplombant la scène, un immense écran diffusait des extraits d’opéra (mettant en scène Bocelli lui-même), des images baroques d’intérieur d’églises ou des films d’archives en fonction des airs interprétés par le chanteur ou l’orchestre.

La première partie s’est terminée par une splendide version du «Libiamo ne' lieti calici» de «La Traviata» de Verdi, interprétée par Bocelli, Larisa Martinez et le chœur.

Père-fils

Andrea Bocelli avait réservé un répertoire moins classique pour la seconde partie. Il a ainsi débuté avec «Mamma» de Bixio, suivi de «Core 'ngrato» de Cardillo, et «Funiculì, funiculà» de Denza. La présence des danseurs, lors de cette dernière pièce, était plutôt inutile, les images de vieux films napolitains en noir et blanc diffusées sur l’écran étant plus intéressantes.

«Je suis très heureux d’être de retour ici après plus de vingt ans. Peut-être que certains me reconnaissent, même si à l’époque, j’avais les cheveux beaucoup plus noirs», a-t-il raconté en rigolant.

La pièce «Maria», de la comédie musicale «West Side Story», comme le duo avec Larisa Martinez sur «Ave Maria Pietas», restera comme un moment fort de la soirée.

En interlude, la chanteuse américaine Heather Headley a chanté une version extraordinaire de «Over the Rainbow», qui a obtenu des applaudissements nourris. On a retrouvé la chanteuse, durant les rappels, pour chanter le duo «The Prayer», créé à l’origine avec Céline Dion. La chanteuse est loin de souffrir de la comparaison, le duo recevant même une ovation debout.

Matteo Bocelli, le fils du maestro, a ensuite rejoint son père pour chanter «Fall on Me», un duo père-fils très émouvant, alors que le clip, rempli d’images d’archives de la famille, était projeté sur l’écran.

En rappel, Andrea Bocelli est revenu sur scène en chantant «If Only», le premier extrait de son nouvel album, ainsi que plusieurs de ses succès comme «Con te partirò», sans oublier «Nessun Dorma» de Puccini.

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