/news/currentevents
Navigation

Des employés de Revenu Canada à Jonquière visés par une enquête policière

Coup d'oeil sur cet article

SAGUENAY – Le service de police de Saguenay confirme avoir ouvert une enquête criminelle pour fraude après avoir reçu une plainte contre des employés de l'Agence du revenu du Canada (ARC) à Jonquière.

La plainte concernerait le travail et les agissements de deux fonctionnaires de l'organisme fédéral.

Celui qui est à l'origine de cette plainte est Serge Deschênes, un entrepreneur de Jonquière qui était dans la mire de Revenu Canada depuis 2010.

À cette époque, l'ARC lui réclamait près de 1,5 million $ en avis de cotisation. M. Deschênes s'était battu devant la Cour canadienne de l'impôt et a finalement été blanchi en 2017. Toutes ses réclamations avaient été annulées et ramenées à zéro.

L'homme d'affaires refuse toutefois d'en rester là. Le Jonquiérois a porté plainte à la division des délits commerciaux de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ainsi qu'à la police de Saguenay.

«Je dois 1,8 million $ et, du jour au lendemain, je ne dois plus rien... C'est quoi qu'ils (les fonctionnaires) ont écrit?», se questionne l'entrepreneur, qui prétend avoir subi des pertes financières majeures dans cette histoire.

«L'objectif de ma plainte, c'est que ça ne se reproduise plus à d'autres promoteurs ou à d'autres entrepreneurs. Combien ils ont pu le faire de fois antérieurement? On ne le sait pas. On ne le saura jamais. Comment ils ont mis du monde dans la rue, complètement pour rien, fort probable, parce que les gens n'avaient pas les sous pour se défendre», a dénoncé M. Deschênes.

La police a refusé de commenter cette enquête. Elle a cependant indiqué que ce genre de dossier est complexe et peut être long à enquêter.

Par ailleurs, l'homme d'affaires tente toujours d'obtenir réparation. En mai 2016, il a intenté une poursuite au civil de 12,5 millions $ contre Revenu Canada. Il prétend avoir été victime d'acharnement et de mesures abusives de la part d'employés de l'organisme.

Le dossier est toujours devant la cour.