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Blocage du chantier de la Romaine: début du procès de Bernard «Rambo» Gauthier

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Le procès de Bernard «Rambo» Gauthier et six autres personnes qui ont participé à un blocus du chantier hydroélectrique de la rivière Romaine sur la Côte-Nord en juin 2015 pour dénoncer le recours à la main-d’œuvre de l’extérieur de la région a débuté à Sept-Îles, lundi.

Ces six hommes et une femme auraient enfreint la loi sur les relations de travail dans la construction pour avoir entravé ce chantier.

Pour contester la mobilité régionale dans l’industrie de la construction, ils ont empêché pendant deux jours les travailleurs de la construction de l’extérieur de la Côte-Nord d’accéder au chantier.

Parmi eux, le représentant syndical de la FTQ-Construction Bernard Gauthier est accusé d’avoir intimidé ou exercer des mesures discriminatoires dans le but de porter atteinte à la liberté syndicale.

Les deux premiers jours du procès ont notamment été consacrés au visionnement de vidéos prises à la manifestation qui s’est déroulée à l’entrée de la route du chantier de la rivière Romaine d’Hydro-Québec à l’est de Havre-Saint-Pierre.

Lors de son témoignage, un responsable de la sécurité industrielle d’Hydro-Québec, Paolo Mior dit avoir demandé aux manifestants de libérer la route, ce qui a été refusé. Il a affirmé qu’il avait été avisé quelques jours auparavant de la tenue de cette manifestation par Bernard Gauthier qui l’avait assuré que tout allait se passer sans violence et sans grabuge. Il a témoigné que la manifestation était très pacifique et que les manifestants étaient polis.

Il était responsable de recueillir de l’information pour l’émission d’une injonction afin d’obliger les manifestants à mettre fin au blocus, ce qui a été fait après 2 jours.

Il a aussi indiqué qu’Hydro-Québec avait décidé de ne pas agir pour éviter les confrontations.

Le responsable des enquêtes de la Commission de la construction du Québec a aussi témoigné. Jean-Guy Gagnon a affirmé que les manifestants l’ont empêché d’accéder au chantier quand il s’est présenté sur les lieux, ce qui est interdit en vertu de la loi sur les relations de travail dans la construction. Il aurait reçu des injures. D’après lui, la manifestation était intimidante, d’autant plus qu’un berger allemand sans laisse se trouvait sur place.