/opinion/columnists
Navigation

J’ai un clitoris

Couple kissing at the bench in park
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

***Cette chronique est le coup de cœur de Sophie Durocher

Écoutez les réactions de Sophie Durocher au sujet de cette chronique à partir de 13m12s

 

 

La sexualité n’est pas une patate chaude. Pourtant on se la lance comme s’il en était ainsi.

Qui doit l’enseigner aux enfants? Les profs? Les parents? Le gouvernement? Lui laisser le champ libre pour qu’elle fasse elle-même le travail naturellement? Toutes ces réponses.

Un malaise généralisé

J’ai eu une mère qui, dès mon secondaire 1, rassemblait quelques-unes de mes copines et nous amenait «luncher» pour nous préparer à notre vie sexuelle... future. Nous écrivions toutes nos questions sur un papier et elle y répondait avec la plus grande franchise.

Puisque j’étais l’une des rares à savoir ce qu’était un clitoris à 12 ans, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas donné à tous les parents de jouir... d'une telle aisance pour aborder la question avec leur progéniture. La pertinence d’implanter solidement un programme d’éducation à la sexualité dès le plus jeune âge, ne devrait pas être remise en question. Depuis des années pourtant, ce projet semble subir un coït interrompu perpétuel.

Culture commune: une base solide

Le nouveau ministre caquiste Jean-François Roberge, devra assurer la continuation des projets pilotes libéraux qui visent à étendre les cours d’éducation à la sexualité dans l’ensemble des écoles québécoises. Nécessaire? Absolument.

Pour les personnes qui douteraient encore de l’impact que ce programme pourrait avoir sur la vie sexuelle des futurs adultes qu’il vise, voici quelques pistes de réflexion. Ne trouvez-vous pas:

  • qu’il serait libérateur pour les jeunes homosexuels(lles) de savoir qu’ils sont «normaux»?
  • qu’il serait important que tout le monde (filles et garçons) saisisse parfaitement la notion de consentement?
  • qu’il serait agréable de savoir que le plaisir est la base d’un échange sexuel nourrissant?

En terminant, je souhaite que ce ne soit plus les infections transmises sexuellement qui voyagent à la vitesse de l’éclair, mais bien les réponses aux interrogations sexuelles de notre jeunesse. C’est en fécondant les jeunes esprits que nous arriverons à faire naître une société dont l'épanouissement atteindra le désir de crier «encore»!

Cette chronique est en lien à la semaine de Sophie Durocher

 

Votez pour votre novice préféré du 3 au 9 décembre, qui se méritera un contrat de chroniqueur au sein du Journal.


Mentors X Novices - lundis et jeudis en baladodiffusion sur qub.radio
Les Novices : l’émission - samedis matins de 10h à 11h sur qub.radio
Les chroniques écrites – sur les sites du Journal de Montréal et du Journal de Québec et dans les journaux