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Le crucifix: laïcité ou culture?

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Ceux qui veulent enlever notre crucifix de l’Assemblée nationale ne vont pas à l’encontre de notre histoire, mais de notre culture au complet. C’est comme cracher sur nos coutumes. 

Le Québec fut construit sur des valeurs chrétiennes et il gardera ses valeurs chrétiennes.

Laïcité:

Le Québec est laïque, car nos institutions politiques sont indépendantes des religions et de toutes les confessions. De nos jours, il est impossible et même inadmissible qu’un représentant de l’Église aille à l’Assemblée nationale pour se dire contre une loi. Par contre, le crucifix n’influence aucun élu. 

Est-ce qu’il y a vraiment un élu qui, avant de voter, regarde le crucifix en Chambre et se dit que Jésus n’approuverait pas? Je ne pense pas. Si on enlève le crucifix pour des motifs religieux, autant interdire aux députés de porter des signes religieux.

Culture:

Personnellement, je suis catholique non pratiquant et la religion n’influence pas du tout ma vie. Plus de 80 % des Québécois sont de confession chrétienne. 

Pratiquant ou non, le fait est que le christianisme a imprégné notre culture, que ce soit dans nos fêtes, dans l’histoire ou même dans notre langue. La fête préférée des Québécois, c’est Noël. Imaginez-vous, si le gouvernement décidait d’enlever les congés de la période des Fêtes, puisque ce n’est pas tout le monde qui est de confession chrétienne? Vous trouveriez cela aberrant. 

Enlever le crucifix, c’est comme enlever Noël, mais à une échelle bien plus petite. Comme le disait l’écrivain Samuel Beckett: «Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes avec le temps.»

Le crucifix en Chambre représente les coutumes, les mœurs et les valeurs du peuple. Il représente les coutumes, car nous avons des traditions chrétiennes comme Noël, l’Action de grâce et Pâques. Ensuite, notre société a des mœurs chrétiennes, car nos lois étaient inspirées de la Bible. Et pour la langue, l’Église n’est pas étrangère au fait qu’on parle encore français au Québec. Le clergé a toujours défendu le droit des Canadiens français face à la Grande-Bretagne.

 
Écoutez les réactions de Sophie Durocher au sujet de cette chronique à partir de 29 min 47 s 

 

 


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