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L’inclusion des personnes trans* dans les sports

L’inclusion des personnes trans* dans les sports

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***Cette chronique est le coup de cœur de la rédaction

Écoutez les réactions de Sophie Durocher au sujet de cette chronique à partir de 35m37s

 

La semaine dernière à Los Angeles aux États-Unis, la première place d’une compétition internationale de cyclisme a été décernée à la Dre Rachel McKinnon dans la catégorie des femmes de 35-44 ans.

Elle est aussi la première femme transgenre, donc née biologiquement homme, à gagner une compétition internationale.

L’avantage biologique

Plusieurs se sont dits outrés par la victoire de la Dre McKinnon, prétextant qu’elle avait un avantage biologique supérieur, étant née dans un corps d’homme. Par contre, pour prendre part à de grandes compétitions, comme les Jeux olympiques ou un Championnat du monde, les athlètes féminines doivent démontrer avoir un bas taux de testostérone afin de pouvoir compétitionner avec les femmes, peu importe leur genre à la naissance.

Les femmes trans* doivent prouver avoir respecté ces standards tout au long de l’année précédant la compétition. De plus, les femmes nées biologiquement femmes ayant un niveau de testostérone naturellement élevé sont forcées de prendre des bloqueurs d’hormones, tant les règlements sont stricts. Il n’est donc plus question de la biologie à la naissance, mais de celle lors de la compétition. Dans cette perspective, les femmes trans* n’ont aucun avantage.

Le principe d’inclusion

Si la Dre Rachel McKinnon n’avait pas accédé au podium, comme c’est le cas pour la plupart des athlètes trans*, personne n’aurait crié au scandale. Par contre, puisqu’elle a gagné, plusieurs s’en offusquent. D’ailleurs, s’il avait été question d’un homme trans*, donc né femme, qui avait gagné contre d’autres hommes, son talent aurait été applaudi.

Il est impossible de prétendre être une société inclusive si les personnes trans* n’ont pas leur place dans toutes les sphères de la vie. L’inclusion des personnes trans* dans notre société passe donc aussi par les sports.

En observant les statistiques de l’Aide aux Trans du Québec, on peut voir que 70 % des personnes trans* ont déjà pensé au suicide. Inclure les personnes trans* dans notre société est donc primordial pour leur bien-être, leur santé mentale et l’épanouissement de notre société en général.

N.B. Le mot trans* est utilisé afin d’inclure toutes les transidentités.

Cette chronique est en lien à la semaine de Sophie Durocher

 


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