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6 mythes sur les finances personnelles à débusquer

6 mythes sur les finances personnelles à débusquer
Elijah O'Donnell sur Unsplash

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Le temps des fêtes et ses réunions familiales arrivent sous peu (dans deux mois, mais on a hâte pareil), ce qui signifie qu’entre deux délicieuses bouchées de tourtières, plusieurs devront se taper les conseils de vie de Mononc «Je-sais-tout» et Matante «Je-dis-ça-pour-t’aider».

En matière d’argent, rares sont les conseils «taille unique» (one size fits all). Voici donc des nuances à apporter sur quelques mythes reliés aux finances personnelles.

Mythe 1 : «Tu loues ?!?! Ah ben, tu dois aimer ça garrocher ton argent par les fenêtres!»

6 mythes sur les finances personnelles à débusquer
Aaron Amat - stock.adobe.com

Cette fausse idée mérite une réponse tout aussi absurde : un locataire et un propriétaire ont tous deux en masse de fenêtres dans leur logis pour y garrocher leur argent.

Il y a des locataires qui profitent de leur situation pour atteindre des objectifs financiers ou professionnels, comme il y a des propriétaires sur le bord du précipice budgétaire. 

C’est d’abord et avant tout un choix de mode de vie et une question de valeurs personnelles.

Normalement, le propriétaire bénéficie de ce qu’on considère comme de l’épargne forcée. Dans la mesure où la propriété ne perd pas de sa valeur, chaque portion du versement hypothécaire servant à rembourser le capital en vient à augmenter son actif. En contrepartie, cela peut limiter sa mobilité et son accès à des liquidités, sans compter les dépenses supplémentaires comme les rénovations, les taxes municipales et scolaires, les frais de condos, etc.

Puisque l’entièreté de son loyer est une dépense, le locataire doit quant à lui faire preuve d’une plus grande discipline afin d’accumuler de l’actif. En revanche, il peut utiliser ce qui aurait servi de mise de fonds pour démarrer une entreprise ou investir. Il est aussi plus facile de déménager si on lui offre une opportunité d’emploi exigeant une relocalisation.

Les deux modes de vie offrent des avantages et des inconvénients, s’agit de choisir celui qui convienne à notre situation actuelle et à nos ambitions futures.

Pour en savoir davantage, consulte notre texte «Rester locataire ou devenir propriétaire?».

Mythe 2 : «Écoute, il n’y a qu’une seule bonne stratégie pour rembourser tes dettes. Je connais ça full!»

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pathdoc - stock.adobe.com

Encore une fois, ça dépend, matante!

Logiquement, il est préférable de rembourser ses dettes avec le plus haut taux d’intérêt en premier, simplement parce qu’elles coûtent plus cher, peu importe la grosseur du solde. Selon cette approche, parmi ces trois exemples de financements, on paye la dette B en premier, pour ensuite passer à C et finir avec A.

  • A) Solde : 100 $, taux : 10 %
  • B) Solde : 800 $, taux : 18 %
  • C) Solde : 3000 $, taux : 15 %

Or, une étude du Harvard Business Review suggère plutôt de faire fi des taux d’intérêt et de commencer sa remise en forme financière en se concentrant sur les petits soldes, plus faciles à éliminer. Si on reprend l’exemple précédent, on devrait rembourser dans l’ordre : A, B et C.

Même si c’est financièrement moins avantageux puisque la charge d’intérêts diminue moins rapidement, il serait plus motivant de procéder ainsi. En gros, accumuler des petites victoires en visant des cibles facilement atteignables à court terme créerait un effet boule de neige qui donne l’impression que la discipline budgétaire en vaut le coup.

Qu’on opte pour l’approche mathématique (les dettes à taux d’intérêt élevés en premier) ou psychologique (les petits soldes en premier), l’important est de se fixer des objectifs réalisables et de mettre en pratique un plan d’action bien adapté à notre personnalité.

Mythe 3 : «Ne mets pas ton argent dans un CELI, ça ne paye pas!»

Le rendement d’un CELI est en fonction du type de placement qu’on y met.

Il est vrai que ceux qui choisissent de tout investir dans des certificats de placement garanti sont susceptibles de recevoir des rendements plutôt anémiques. Cependant, on peut aussi choisir de mettre d’autres types de placement dans son CELI comme des actions ou des fonds communs.

Il s’agit de bien comprendre ses objectifs et sa tolérance au risque et d’en faire part à son conseiller.

Mythe 4 : «Garde toujours un petit solde sur ta carte de crédit, c’est bon pour ton score de crédit.»

Bon, aucune nuance à apporter ici. On n’a rien à dire à part : «FAKE NEWS!»

Payer au complet chaque mois, c’est toujours mieux.

Mythe 5 : «Commencerait à être temps tu sois en couple. La vie coûte pas mal moins cher à deux, tsé!»

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Minerva Studio - stock.adobe.com

Évidemment, la vie à deux offre des avantages financiers indéniables. Cuisiner pour deux, diviser le loyer et les comptes, partager les tâches ce qui permet d’économiser du temps. Voilà de belles choses qui aident le porte-monnaie.

Se séparer et devoir vendre un condo 6 mois après l’avoir acheté, vivre dans une relation dysfonctionnelle, partager sa vie avec quelqu’un qui vide le compte conjoint pour sortir, voilà de belles choses qui n’aident en rien le porte-monnaie.

Vive l’amour, mais vive le célibat heureux aussi!

Mythe 6 : «S’endetter c’est toujours mauvais.»

Il y a certaines raisons valables justifiant l’obtention de financement.

L’Agence de la consommation financière du Canada décrit une bonne dette comme un «investissement dans quelque chose qui prend de la valeur ou qui est profitable à long terme». 

On en a parlé de façon plus approfondie dans le texte «Distinguer les bonnes des mauvaises dettes».

 

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