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Gilles Vigneault, immortel

Gilles Vigneault, immortel
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Si on devait résumer la culture québécoise à un mot, ce serait Vigneault.

Ce samedi, Gilles Vigneault soufflera ses 90 bougies. Je me sens privilégié de pouvoir écrire sur son héritage, toujours pertinent et dynamique.

Certains jeunes ne le connaissent que par son nom. C’est triste, mais il n’est jamais trop tard. En fait, découvrir ce monument à l’âge de tous les possibles, c’est peut-être un grisant privilège en soi.

Je tiens à partager la richesse d’une sagesse qui soufflera sur les esprits des Québécois aussi longtemps que le vent sur les berges de sa Côte-Nord natale.

L’identité québécoise

À Tout le monde en parle, en 2014, Vigneault aborde l’importance de la biodiversité de la culture sur Terre. Il s’attriste que des langues meurent quotidiennement. Avec une passion fougueuse, il se porte à la défense de la différence des petits dans un monde de grands.

À travers ses chansons et ses poèmes, Gilles Vigneault confirme une histoire d’amour entre le Québécois, la nordicité et le territoire. Sa vision du Québec est marquée par cette résilience nécessaire pour passer l’hiver.

En le lisant, je suis toujours frappé par cet attachement au territoire immense, pur et plein de promesses que l’on doit protéger et habiter.

Vigneault, c’est surtout cet amour irrésistible pour le français, l’espoir et la maison à bâtir. Encore aujourd’hui, il arrive à faire frissonner les rêveurs, comme moi.

Sa pertinence intemporelle

Gilles Vigneault est intemporel, car il incarne à la fois l’universalisme de l’humain et le destin singulier d’une nation.

Quand je lis ces quelques vers, je réalise à quel point Vigneault capture la bienveillance et l’ouverture que l’on doit entretenir: «Je mets mon temps et mon espace / À préparer le feu, la place/ Pour les humains de l’horizon / Et les humains sont de ma race».

Pour tout ce qui a été fait pour notre culture, notre langue et notre rêve, pour les enfants à naître et pour les avenirs possibles, nous devons reconnaître le caractère immortel de son œuvre.

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est Gilles Vigneault.

 

Écoutez les réactions de Sophie Durocher au sujet de cette chronique à partir de 7m.7s.

 

 

Cette chronique est en lien à la thématique culturelle proposée par Sophie Durocher.

 


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