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Le procès du Bernard «Rambo» Gauthier suspendu

Le procès du Bernard «Rambo» Gauthier suspendu
Capture d'écran, archives

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SEPT-ÎLES – Le procès du représentant syndical Bernard Gauthier et de six manifestants qui ont participé au blocus du chantier hydroélectrique de la rivière Romaine a été suspendu jusqu'à mardi prochain.

Le juge François Paré a expliqué mercredi, au palais de justice de Sept-Îles, qu'il devra rendre une décision sur une requête de l'avocat de la défense qui prétend que l’enquête de la Commission de la construction du Québec (CCQ) sur le blocus a porté atteinte aux droits et libertés des accusés.

La question en litige touche l'identification des manifestants qui ont participé au blocus du chantier de La Romaine en bloquant le chemin d'accès au complexe hydroélectrique les 25 et 26 juin 2015.

L’avocat des manifestants, Me Jean-Luc Desmarais, prétend que la transmission d’informations comme le nom et la date de naissance des manifestants aux enquêteurs de la CCQ par Hydro-Québec est une atteinte à la vie privée.

Il croit les fiches d’identification des manifestants, les vidéos et les photos prises lors de la manifestation devraient être exclues de la preuve.

Il a aussi annoncé qu’il exigerait un non-lieu dans le cadre de ce procès.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Cédric Leblanc-Falardeau, prétend au contraire que les enquêteurs de la CCQ étaient en droit d’agir ainsi compte tenu du protocole qui existe entre cet organisme et Hydro-Québec.

"Pour nous, il ne s'agit pas d'une violation. On l'a plaidé, au niveau de divers éléments, notamment des ententes protocolaires entre Hydro-Québec et la Commission de la construction du Québec. Il est possible d'obtenir ces documents-là en se transférant de l'information sans obtenir de mandat préalable."

Bernard Gauthier est accusé d’avoir exercé des mesures discriminatoires en donnant un mot d’ordre aux manifestants d’interdire l’accès au chantier aux travailleurs de l’extérieur de la Côte-Nord lors des manifestations.

Les six autres manifestants sont accusés d’intimidation.