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Premier Gala de l’ADISQ: Hubert Lenoir boit à sa victoire

Dans son discours de remerciement, Lenoir – vêtu d’une longue redingote noire, de pantalons courts Dior en polar et d’espadrilles blanches, une casquette noire vissée sur la tête, colliers scintillants au cou – a été plutôt sage.
PHOTO AGENCE QMI, SÉBASTIEN ST-JEAN Dans son discours de remerciement, Lenoir – vêtu d’une longue redingote noire, de pantalons courts Dior en polar et d’espadrilles blanches, une casquette noire vissée sur la tête, colliers scintillants au cou – a été plutôt sage.

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La récolte de Félix est commencée pour Hubert Lenoir. L’auteur-compositeur-interprète qui déclenche actuellement les passions partout où il passe a remporté, mercredi, une première statuette au Premier Gala de l’ADISQ, celle de l’Album de l’année – Choix de la critique, pour son très acclamé opus Darlène.

Cette récompense est décernée par un jury spécialisé, formé d’une quinzaine de journalistes musicaux de divers médias. Dans cette catégorie, Hubert Lenoir affrontait Philippe Brach (Le silence des troupeaux), Lydia Képinski (Premier Juin), Pierre Lapointe (La science du cœur) et Loud (Une année record).

Dans son discours de remerciement, Lenoir – vêtu d’une longue redingote noire, de pantalons courts Dior en polar et d’espadrilles blanches, une casquette noire vissée sur la tête, colliers scintillants au cou – a été plutôt sage.

Dans son discours de remerciement, Lenoir – vêtu d’une longue redingote noire, de pantalons courts Dior en polar et d’espadrilles blanches, une casquette noire vissée sur la tête, colliers scintillants au cou – a été plutôt sage.
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

Lui dont les dernières déclarations ont fait jaser avait simplement apporté une petite bouteille d’alcool avec lui sur scène, mais n’y est allé d’aucun réel coup d’éclat.

«Oh, yeah! J’aimerais commencer en disant que l’ADISQ voulait pas qu’on boive ce soir au gala, alors j’ai apporté...», a-t-il balancé, en prenant une gorgée sous les cris de joie de quelques spectateurs.

Lenoir a ensuite remercié sa maison de disques, Simone Records, et sa «meilleure amie, gérante et amour de [sa] vie, Noémie».

Premier d’une série?

Est-ce là le premier trophée d’une longue série pour Hubert Lenoir en cette semaine de célébrations de l’ADISQ? Peut-être. Car c’est au total sept nominations que l’excentrique créateur a décrochées pour cette 40e fête de la musique québécoise.

Dimanche, lors du rassemblement animé par Louis-José Houde, que diffusera Radio-Canada, Lenoir pourrait être sacré Interprète masculin de l’année et Révélation de l’année.

Il pourrait aussi être décoré des lauriers pour la Chanson de l’année (Fille de personne II) et pour l’Album de l’année - Pop. Et c’est sans compter que «Darlène» était également cité au chapitre des Arrangements de l’année et de la Réalisation de disque de l’année.

Marie-Mai, qui co-animait le Premier Gala avec Yann Perreau au MTelus, à Montréal – la cérémonie était retransmise en direct à Télé-Québec – ne pouvait évidemment passer sous silence le phénomène Hubert Lenoir dans son mot d’ouverture, mais la chanteuse ne s’y est pas trop attardée non plus.

Dans son discours de remerciement, Lenoir – vêtu d’une longue redingote noire, de pantalons courts Dior en polar et d’espadrilles blanches, une casquette noire vissée sur la tête, colliers scintillants au cou – a été plutôt sage.
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

Elle a seulement mentionné que, depuis que ce dernier figure dans notre paysage artistique, on n’a jamais entendu aussi souvent le mot «androgyne». Elle a ensuite adressé des éloges au jeune homme, en l’encourageant à toujours demeurer lui-même.

Déboussolé

En début de soirée, sur le tapis rouge qui précédait le Premier Gala, dans le hall d’un MTelus archibondé, Hubert Lenoir paraissait un brin déboussolé.

Renfrogné, il a à peine levé les yeux vers les photographes quand est venu le temps de poser devant la toile et semblait plus blasé qu’excité de vivre ses premières festivités de l’ADISQ.

L’Agence QMI a eu à peine le temps de lui demander s’il entretenait des attentes à quelques heures d’une possible victoire. Lenoir ne s’est pas arrêté, se contentant de lancer une réponse à la dérobée.

«Ouais, ouais, beaucoup d’attentes», a-t-il marmonné d’un ton sarcastique.

Vérification faite, ce n’était pas le stress qui rongeait Hubert Lenoir mercredi, mais plutôt l’angoisse d’avoir momentanément perdu sa copine, Noémie D. Leclerc, parmi la foule à l’entrée de la salle.

Heureusement, la sensation de l’heure a pu retrouver sa dulcinée avant de prendre place, avant le début de la remise de prix.