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Arabie saoudite: Ottawa révise les permis d'exportations d'armes

Arabie saoudite: Ottawa révise les permis d'exportations d'armes
Photo d'archives, AFP

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OTTAWA  |  Le gouvernement Trudeau n'accordera aucun nouveau permis d'exportation vers l'Arabie saoudite, en plus de réviser ceux déjà en vigueur, a annoncé Ottawa jeudi, dans la foulée de l'affaire Jamal Khashoggi.

«Le Canada accorde une importance primordiale aux droits de la personne, à la protection des journalistes et à la liberté d’expression. C’est pourquoi nous sommes très préoccupés par le meurtre de Jamal Khashoggi», a fait valoir Justin Trudeau à Ottawa.

L'assassinat de ce journaliste dans l'enceinte du consulat saoudien à Istanbul fait couler de l'encre à travers  le monde depuis le début du mois d'octobre.

Pressé de question sur le sujet depuis des jours, Ottawa a ainsi annoncé scruter les permis d'exportations vers le royaume et un gel des nouveaux permis. Ces permis sont octroyés par Ottawa après qu'intervient un contrat de vente entre un fournisseur canadien d'un produit dont l'exportation est contrôlée - comme les armes - et un autre pays.

Il revient à Ottawa d'approuver ou non l'entente. Pour ce faire, le fédéral délivre des permis d'exportation. La ministre des Affaires étrangères a également le pouvoir de suspendre un tel permis pendant la livraison du contrat.

Mettre de la pression

La révision annoncée jeudi pourrait mener vers une suspension de ou des permis, ce qui donnerait à Ottawa «un levier pour pouvoir exiger plus de réponses de l’Arabie saoudite», a fait valoir Justin Trudeau. 

«On fait partie d’une communauté internationale qui a des questions graves pour l’Arabie saoudite sur le comportement des Saoudiens par rapport au meurtre de Jamal Khashoggi et tant qu’il n’y aura pas des réponses, nous allons continuer de chercher des moyens de mettre de la pression concertée sur ce pays pour s’assurer qu’ils comprennent l’importance de respecter les droits de la personne et la liberté de la presse», a continué M. Trudeau.

Quant au contrat de 15 milliards $ en vertu duquel l'entreprise General Dynamics Land Systems Canada, basée en Ontario, doit fournir quelque 900 blindés légers à l'Arabie saoudite, le premier ministre a répété qu'il serait toutefois difficile de déchirer celui-là précisément.

«J’ai parlé du fait que ça pourrait nous coûter des milliards de dollars de sortir de ce contrat, mais je ne peux pas donner plus d’information que ça par rapport à ce contrat à cause des clauses signées par l’ancien gouvernement de confidentialité dans le contrat».