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Projet éolien Apuiat: les communautés autochtones tentent un rapprochement avec la CAQ

Projet éolien Apuiat: les communautés autochtones tentent un rapprochement avec la CAQ
Photo d'archives

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SEPT-ÎLES – Les communautés autochtones de la Côte-Nord tentent un rapprochement avec la Coalition avenir Québec (CAQ) au sujet du projet éolien Apuiat.

Le chef d’Essipit, Martin Dufour, sollicite une rencontre avec le nouveau gouvernement dans une lettre envoyée cette semaine à trois ministres.

Malgré la position très défavorable de la CAQ sur le projet éolien Apuiat, la Nation innue, partenaire avec Boralex dans ce projet, tend la main à la formation politique qui a été portée au pouvoir. C’est ce qu’on peut constater dans une lettre que le chef d’Essipit a envoyée lundi aux ministres des Affaires autochtones, de l’Énergie et des Ressources naturelles et du Développement économique régional.

Le chef innu souhaite une collaboration fructueuse avec le nouveau gouvernement pour le développement de la Côte-Nord. Il présente la construction de ce parc éolien de 200 MW au nord de Port-Cartier comme un projet porteur d’un point de vue économique et social.

Il associe le projet à un gage de confiance et un geste de réconciliation historique entre deux peuples.

Martin Dufour évoque des retombées économiques significatives pour les Innus et les Québécois, et affirme qu’il s’agit d’un des projets énergétiques les plus économiques dans la province.

Autant en campagne électorale qu’après avoir été porté au pouvoir, le chef de la CAQ, François Legault, a toujours justifié son opposition au projet éolien Apuiat par les surplus énergétiques d’Hydro-Québec pour les prochaines années.

À propos de cette position, le chef d’Essipit répond: «C'est un projet concurrentiel, dont la mise en service prévue pour 2022 tombera au moment où les marges de manoeuvre dont disposera alors le Québec seront en voie de s'épuiser».

La Nation innue n’a pas souhaité commenter davantage sa demande. Quant au cabinet du premier ministre, l’attaché de presse de François Legault a indiqué que le gouvernement «donnera suite prochainement à cette lettre afin d’établir ce contact important avec les chefs de ces Premières Nations».