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De retour au bercail

Éric Gauthier
Photo courtoisie, Maks Richter Eric Gauthier

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Onze années après avoir fondé sa compagnie de danse en Allemagne, le chorégraphe d’origine montréalaise Eric Gauthier emmène enfin sa troupe dans sa ville natale. Gauthier Dance posera ses valises à la Place des Arts cette semaine pour leurs premières prestations dans la métropole.

« Je n’y habite plus depuis longtemps, mais Montréal, ce sera toujours chez moi. Je suis demeuré Québécois dans mon cœur et ça, ça ne changera jamais », insiste Eric Gauthier au bout du fil depuis l’Allemagne où il a élu domicile depuis plus de 20 ans.

« Ma famille est encore là [à Montréal]. Alors c’est spécial pour moi de revenir et d’y présenter, pour la première fois, mon travail », poursuit le chorégraphe.

En effet, bien qu’il ait quitté la métropole depuis belle lurette pour s’installer en Europe, Eric Gauthier a toujours eu un œil sur sa ville natale, notamment sur sa scène culturelle. Le dernier tableau du programme quadruple que Gauthier Dance présentera de mercredi à samedi s’inspire d’ailleurs de Louise Lecavalier.

« Je l’ai vue en spectacle pour la première fois alors que j’avais 14 ans et elle m’apparaissait tellement électrique. Et pour l’avoir revue plus récemment, je peux dire qu’elle n’a rien perdu de ce magnétisme. Alors elle m’a inspiré Electric Life, le gros canon du spectacle », confie-t-il.

Andonis Foniadakis et Eric Gauthier, Electric Life
Photo courtoisie, Regina Brocke
Andonis Foniadakis et Eric Gauthier, Electric Life

Loin des stéréotypes

Ce n’est donc pas un mince spectacle qu’Eric Gauthier viendra présenter au public québécois. Les trois œuvres qui précéderont Electric Life (Beating, We Love Horses et Infant Spirit) s’inscriront également dans la mission que le chorégraphe s’est donnée : briser certains préjugés trop souvent associés à la danse moderne.

« Quand j’ai fondé ma compagnie, j’ai remarqué que plusieurs croyaient que la danse moderne était un art qui doit forcément être très sérieux. Mais moi, j’avais envie d’ajouter de la couleur et de l’humour », résume-t-il.

Aujourd’hui âgé de 41 ans, le chorégraphe a le sentiment du devoir accompli.

Et dire que son rêve d’enfance était d’abord de devenir gardien de but. C’est la comédie musicale Cats, vue à Montréal alors qu’il n’avait que neuf ans, qui a éveillé en lui la passion de la scène, désormais plus forte que celle du hockey.

Aujourd’hui ? Cats n’est qu’un souvenir lointain.

« J’ai revu le spectacle il y a quelques années en Russie. Et finalement, j’aime encore mieux ce que je fais aujourd’hui », rigole-t-il.


La compagnie Gauthier Dance sera en spectacle du 31 octobre au 3 novembre au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.