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Maxime Bernier revient sur ses propos

Bernier
Photo d'archives, Christopher Nardi Maxime Bernier

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L’énoncé

Le député beauceron Maxime Bernier a lancé un pavé dans la mare mercredi. Il a affirmé sur Twitter que « le CO2 n’est PAS de la pollution », mais plutôt « ce qui sort de votre bouche quand vous respirez et ce qui nourrit les plantes ».

Les faits

Contrairement à ce que laissait entendre dans son tweet le fondateur du Parti populaire du Canada, le CO2 est bel et bien l’une des substances à la source des changements climatiques.

On l’appelle « gaz à effet de serre », a pris soin d’expliquer le vulgarisateur scientifique Martin Cali au micro de Benoît Dutrizac, sur les ondes de QUB radio.

« Ça veut dire que la température globale de la Terre va monter, ça va accélérer le cycle de l’eau, il va y avoir plus d’évaporation, plus d’eau dans l’atmosphère et plus d’effet de serre. C’est donc une spirale qui n’arrête plus. »

Maxime Bernier lui-même est revenu sur ses propos dans les couloirs du Parlement cette semaine. Il a dit qu’il ne niait pas que « trop de CO2 peut devenir de la pollution ».

« Comme trop d’eau [...] Il y a des gens qui sont décédés parce qu’ils ont bu beaucoup d’eau, hyperhydratés, a-t-il avancé. Donc, l’eau n’est pas de la pollution, le CO2 n’est pas de la pollution en tant que telle. »

Cette explication ramène sur la table une question bien populaire chez les climatosceptiques : les humains constituent-ils vraiment la cause première des changements climatiques ?

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat estime à seulement 5 % les probabilités que le réchauffement climatique ne soit pas principalement causé par l’activité humaine.