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Pollution plastique : des élèves du primaire s’attaquent au problème

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Nadia Lemieux / 24H

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Des élèves d’une école primaire de Rosemont-La-Petite-Patrie se sont attaqués dimanche à l’enjeu de la pollution plastique en tenant une activité de désemballage collectif devant une épicerie de quartier.

Des élèves de la quatrième à la sixième année de l’école alternative Le Vitrail ont tenu en après-midi un «Grand Déballage» devant le Marché Tradition Barcelo situé sur la rue Beaubien.

Installés à l’entrée du commerce, ils invitaient les clients à retirer les emballages de plastique de leurs achats et à les remplacer par des contenants et des sacs réutilisables. Les déchets étaient exposés à la vue des passants.

«Ça sert à sensibiliser les gens pour leur montrer que ça ne sert pas à grand-chose d’avoir autant de déchets en une journée», a expliqué Jules Leborgne, un élève de cinquième année.

Le concept sur lequel se sont inspirés les élèves se nomme «Plastic Attack» et a pris racine au Royaume-Uni en mars dernier. Depuis, des évènements du genre ont été organisés dans plusieurs villes du monde, dont pour la première fois à Montréal en mai.

Surremballés

En moins d’une demi-heure, les jeunes avaient déjà déballé bon nombre de fruits et légumes. «Des fois, il y a des barquettes en styromousse avec deux concombres et du cellophane autour. Au final, ça fait plus de déchets que de nourriture», s’est indigné le jeune Leborgne.

Mais les produits frais ne sont pas les seuls à être souvent recouverts de plastique. Les élèves ont par exemple dû découper l’épais emballage d’un contenant de soie dentaire acheté par Alixe Côté.

«J’essaie de magasiner le plus possible zéro déchet, mais ce n’est pas toujours facile. Que les enfants soient là en avant, ça force à y penser, a-t-elle mentionné. Tu sens que ça vient d’eux et qu’ils sont vraiment impliqués là-dedans.»

Changer les choses

L’école Le Vitrail a décidé de faire de l’environnement son thème pour l’année scolaire en cours. Toutes les classes, de la maternelle à la cinquième secondaire, étaient donc invitées à aborder le sujet à leur manière.

«On voulait que les enfants choisissent un enjeu environnemental, mais qu’ils passent à l’action, a fait valoir l’enseignante en quatrième et cinquième année, Evelyne Perrault. On voulait leur montrer que, même comme enfants, ils ont un certain pouvoir de changer les choses.»

Les élèves ont d’ailleurs souligné qu’ils espéraient que leurs actions puissent faire une différence.

«C’est pour avoir une planète en meilleure santé quand, nous, on sera grand», a lancé Jules Leborgne.

«Pas juste pour nous, mais pour toutes les autres personnes dans le monde» a renchéri son camarade de classe, Miko Gélinas.

Le député néo-démocrate de Rosemont-La-Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, s’était déplacé pour soutenir leur effort.

«C’est bon signe pour l’avenir! Ils sont conscients des dangers de la pollution qui existent en ce moment», a-t-il dit.