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Henri Richard: le Canadien avant tout

Le joueur de centre avait refusé l’offre d’une équipe de l’Association mondiale

Plusieurs anciens membres du Canadien ont participé à l’hommage rendu à Henri Richard. Sa femme Lise est entourée de Réjean Houle, Guy Lafleur, Ronald Corey, Stéphane Richer, Robert Rousseau, Guy Lapointe, Phil Goyette et Yvon Lambert.
Photo Pierre-Paul Poulin Plusieurs anciens membres du Canadien ont participé à l’hommage rendu à Henri Richard. Sa femme Lise est entourée de Réjean Houle, Guy Lafleur, Ronald Corey, Stéphane Richer, Robert Rousseau, Guy Lapointe, Phil Goyette et Yvon Lambert.

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Denis Richard se rappelle surtout les dernières saisons de son père avec le Canadien. Mais il se souvient encore plus des étés qu’il passait comme employé suppléant à sa taverne, puis à sa brasserie. C’était à la grande époque du Tricolore. La coupe Stanley était exposée sur le bar pratiquement chaque printemps.

« C’était l’époque de l’année où je voyais mon père le plus souvent », raconte Denis, un retraité de la Ville de Laval qui a des traits du paternel.

« On voyageait ensemble. Je garde un tas de bons souvenirs de la taverne. »

Ses débuts avec le « Rocket »

Pour sa mère, le plus grand souvenir de la carrière de son mari est de l’avoir vu faire ses débuts avec le Canadien avec son frère Maurice.

« Dans ce temps-là, l’équipe formait une famille », dit-elle.

« Tout le monde s’aimait, tout le monde s’entraidait. Je n’ai jamais entendu Henri critiquer un coéquipier. Il était l’ami de tous les joueurs. »

Mme Richard est toujours attachée au Canadien. Elle regarde tous les matchs à la télévision et elle lit tout ce qui s’écrit sur l’équipe dans Le Journal de Montréal. Mais elle n’a plus la force morale d’aller au Centre Bell. Ça lui rappelle trop de choses.

Lors des matchs du Canadien au Forum, son mari la saluait toujours avec son bâton pendant l’échauffement d’avant-match pour lui signifier qu’il l’avait bien vue.

Non à Houston

Elle raconte aussi qu’il aurait pu poursuivre sa carrière avec les Aeros de Houston, dans les premières années de l’Association mondiale. Son coéquipier Jean-Claude Tremblay avait fait un coup d’argent en quittant le Tricolore pour se joindre aux Nordiques.

« Henri avait été approché par Doug Harvey (ancien grand défenseur du Canadien qui était entraîneur adjoint avec les Aeros), se rappelle Mme Richard.

« Moi, j’étais prête à y aller. J’avais avisé les enfants qu’on pourrait déménager, mais Henri n’a pas voulu. Pour lui, c’était Montréal, c’était le Canadien. »

Et son garçon d’ajouter : « Je pense que l’argent n’était pas sa priorité. Ce qui comptait le plus pour lui, c’était la bande de joueurs avec qui il jouait. L’argent était secondaire. Il n’aurait pas déménagé pour ça. »

Sa mère lui donne raison.

« Henri n’était pas attaché à l’argent », renchérit-elle.

« Il me disait de m’arranger avec ça. Papa faisait ce qu’il aimait. »

La cadette tient de lui

Il était un compétiteur dans tous les sports qu’il pratiquait, que ce soit sur la glace, un terrain de balle, un parcours de golf ou un court de tennis.

Mme Richard identifie sa cadette Nathalie comme celle ayant le caractère de son père parmi ses enfants.

« Elle a sa détermination, mais elle me décrocherait la lune ! » lance-t-elle.

Henri voulait gagner dans tous les sports qu’il pratiquait.

L’auteur de ces lignes a eu la chance de jouer à la balle avec lui alors qu’il signait une chronique dans le Montréal-Matin. Joueur d’arrêt-court, il captait les coups roulés à la manière d’un joueur des ligues majeures. Il avait du style en tout, Henri.

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