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Les investisseurs du pot dans l’œil des Américains

USA/
Photo d’archives, Reuters Pour être banni à vie, il faut que la personne avoue avoir commis un acte illégal, rappelle l’avocat Marc-André Séguin. Sur la photo, un agent américain vérifie l’identité d’un Canadien au poste frontalier de Windsor (en janvier dernier).

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Les Québécois qui investissent dans l’industrie naissante du cannabis au pays n’ont pas le droit de traverser la frontière américaine pour aller brasser des affaires là-bas.

« Les investisseurs du pot sont mieux de ne pas aller aux États-Unis pour quoi que ce soit qui est lié à leurs investissements là-dedans, pour éviter les problèmes », prévient Marc-André Séguin, associé chez EXEO Avocats.

Crime grave

Le mois dernier, Politico a révélé que les investisseurs canadiens de l’industrie du cannabis risquent d’être bannis à vie des États-Unis. Des Israéliens se seraient même fait carrément interdire l’accès au pays, toujours selon Politico.

Mais pour l’avocat spécialiste du droit de l’immigration Marc-André Séguin, les Américains ne peuvent pas bannir à vie un investisseur si facilement.

Marc-André Séguin<br>
<i>Avocat</i>
Photo Francis Halin
Marc-André Séguin
Avocat

« Il faut être reconnu coupable d’une activité criminelle assez grave pour ça », insiste-t-il.

Joint par Le Journal, le Service des douanes et de la protection des frontières (SDPF) a confirmé que les investisseurs du cannabis sont toujours les bienvenus dans son pays... pourvu qu’ils ne viennent pas pour faire des activités commerciales liées au cannabis.

« Si vous allez à Miami Beach pour parler affaires avec l’industrie de la marijuana, vous n’aurez pas le droit d’entrer au pays, mais si vous y allez en vacances à la plage, oui, vous pourrez », conclut l’agent d’information Michael du SDPF.