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Acheteurs étrangers: Montréal veut avoir le pouvoir de les taxer

Acheteurs étrangers: Montréal veut avoir le pouvoir de les taxer
Photo d'archives, Agence QMI

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La Ville de Montréal veut avoir le pouvoir de taxer les acheteurs étrangers qui souhaiteraient acquérir une propriété dans la métropole.

Dans son analyse du marché montréalais publiée en octobre, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) indique que les investisseurs étrangers ont acheté 12 % des copropriétés situées au centre-ville de Montréal depuis le début de l’année.

«Nous souhaitons avoir le pouvoir de le faire pour agir en temps venu. Notre position sur le sujet n’a pas changé», a indiqué mardi l’attaché de presse de la mairesse de Montréal Valérie Plante, Geneviève Jutras. Montréal souhaite ainsi combattre la spéculation et ralentir la hausse des prix.

L’administration veut donc obtenir auprès du gouvernement provincial le pouvoir de taxer les acheteurs étrangers, si un jour elle décide de le faire.

Selon Radio-Canada, Valérie Plante rencontrera prochainement le ministre des Finances Éric Girard pour s’entretenir avec lui à ce sujet.

Investisseurs chinois

La SCHL note aussi dans son étude que la croissance du nombre d’acheteurs non-résidents en 2018 est faible dans la région de Montréal, ayant augmenté d’environ 12 % de janvier à août par rapport à la même période l’année dernière.

«Si la hausse depuis 2018 est moins notable, la répartition des acheteurs non-résidents par pays d’origine l’est. En effet, depuis le début de l’année, la croissance provient presque exclusivement des acheteurs non-résidents en provenance de la Chine, alors qu’un recul a été enregistré du côté de la France et des États-Unis», indique-t-on.

Les logements achetés par des investisseurs chinois ont augmenté de 64 % par rapport à la période de janvier à août en 2017, selon la SCHL.

«Le Journal de Montréal» révélait dans les dernières années que de plus en plus de Chinois fortunés investissent dans le marché immobilier montréalais, dont trois Chinoises qui avaient acheté en 2015 et 2016 des résidences sans hypothèque dans un même projet de copropriétés au centre-ville.

Selon le média, près de 15 % des acheteurs de résidence de luxe dans Westmount étaient aussi d’origine chinoise en 2015.