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Deux adolescentes développent une app pour les réfugiés

Victoria Schwartz (à gauche) et Shuming Li (à droite)
Courtoisie Victoria Schwartz (à gauche) et Shuming Li (à droite)

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Qui a dit que la programmation était un milieu d’hommes? Les étudiantes Shuming Li et Victoria Schwartz font partie de ces filles qui brisent les stéréotypes du domaine informatique. Elles ont fondé une application pour favoriser l’intégration des réfugiés, Peacetogether.

Comme bien des gens, Shuming et Victoria ont forgé leur amitié sur les bancs d’école au secondaire. Le duo se découvre plusieurs intérêts communs comme le bénévolat et le désir d’aider son prochain.

Durant une conférence, elles entendent parler de Technovation. Ce concours international vise à encourager des équipes de jeunes femmes, âgées entre 10 à 18 ans d’une centaine de pays à travers le monde, à développer une application qui répond à un enjeu au sein de leur communauté.

Elles s’y intéressent instantanément et décident de s’inscrire à la branche régionale, Technovation Montréal. «Au départ, nous voulions faire une application pour le bénévolat en général», explique Shuming. Mais une visite de l’auteure Kim Thuy à leur école vient changer la donne. «Nous avons trouvé son histoire tellement inspirante que nous avons voulu nous attaquer particulièrement aux problèmes d’intégration des réfugiés ici», confie Victoria.

Victoria Schwartz (à gauche) et Shuming Li (à droite)
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Elles se penchent donc sur un concept et arrivent avec Peacetogether, une application permettant de relier les bénévoles intéressés à faire leur part dans l’intégration des réfugiés à Montréal et Toronto aux organismes dédiés à cet effet. L’utilisateur s’inscrit sur l’application, crée son profil personnalisé avec ses préférences, comme le genre d’activités, appelées peaces, et peut consulter les différentes offres de bénévolat.

L’organisme reçoit la demande, vérifie le profil de l’utilisateur et communique avec lui par un système de messagerie pour la suite des choses.

L’application n’en est qu’au stade de démonstration à l’heure actuelle.

Victoria Schwartz (à gauche) et Shuming Li (à droite)
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Des efforts qui ont porté fruit

Une fois l’idée bien ancrée, elles ont travaillé d’arrache-pied avec des experts et partenaires de Technovation Montréal afin de bâtir leur application. Du plan d’affaires, pris en charge par Victoria, au développement de la plateforme, érigée par Shuming, en passant par le pitch de présentation devant clients, le duo a passé à travers toutes ces étapes pendant les six mois de préparation avant la compétition régionale à Montréal en juillet dernier.

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Elles ont finalement raflé la première place, ce qui les rapproche d’aller à San Francisco pour la finale internationale. Toutefois, la compétition est loin d’être gagnée, puisque seulement les 12 meilleurs projets parmi les milliers proposés seront retenus pour cette étape. Les couronnées du concours remportent un investissement de 10 000 dollars de la part de corporations telles que Google et Apple afin de lancer leur entreprise. «Rien n’est joué, mais c’est sûr que ça serait cool d’aller là-bas!», lance Victoria.

Victoria Schwartz (à gauche) et Shuming Li (à droite)
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L’école avant la business

Les deux entrepreneures en herbe ont travaillé fort pour en arriver où elles en sont aujourd’hui. «L’échéancier pour le projet a définitivement été l’un des aspects les plus difficiles à contrôler pendant notre préparation à Technovation», souligne Shuming. «C’est d’ailleurs un grand avantage de la formation de Technovation, puisqu’ils nous ont montré comment établir un calendrier réaliste pour notre projet».

Même si les «affaires» vont bien, les deux amies ne sont pas prêtes à lancer Peacetogether sur le marché de sitôt. «Il manque encore plusieurs étapes avant de lancer l’application et nous n’aurons pas le temps de tout gérer cette année avec l’école à temps plein et tout le reste», confie Victoria, en dernière année de secondaire.

Les prochaines années seront d’ailleurs consacrées principalement aux études pour les écolières, qui visent le baccalauréat en génie, un autre milieu typiquement masculin.

Quand on leur demande ce qu’elles pensent des stéréotypes envers les femmes dans leurs champs d’intérêt, leur réponse est ferme. «Si les gars peuvent le faire, les filles peuvent le faire, c’est tout!»

Victoria Schwartz (à gauche) et Shuming Li (à droite)
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