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La valeur ajoutée du sport

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J’ai déjà entendu que l’éducation c’est comme aller aux toilettes, tu t’assois et tu forces. Malheureusement, notre système d’éducation donne raison à cette maxime.

Depuis quelques semaines, nous assistons à un élan médiatique pour une conversation nationale sur l’éducation. Il faut profiter du contexte actuel pour reconnaître l’apport d’approches pédagogiques différentes.

Ce qui a forgé ma personnalité au secondaire, ce n’est pas d’avoir réussi mon examen d’histoire de quatrième secondaire, c’est d’avoir marqué, à la dernière minute, sur penalty, le but qui faisait passer mon équipe de soccer en finale.

Pendant un moment, je n’étais plus l’intello du groupe. J’étais celui qui écrivait l’histoire, celle d’une équipe unie et d’un rêve à notre portée.

Plus qu’une salle de classe

Nombreux sont les enfants qui ne cadrent pas dans notre système d’éducation. Ils sont trop énervés, trop distraits. Souvent, faute de ressources et de créativité, on les médicamente. Pourquoi ne pas favoriser un mode de développement qui valorise leur différence?

Le RSEQ y travaille fort. Cependant, le sport reste souvent un privilège. Les coûts d’inscription, d’équipement et de transport augmentent continuellement. Le sport devient de moins en moins démocratique. L’argent ne doit pas freiner la course de notre jeunesse vers l’épanouissement.

Le gymnase, le terrain ou la glace constituent plus qu’une salle de classe. On y apprend à devenir des citoyens.

La société qu’on veut

J’en appelle aux différents paliers de gouvernement: investir dans le sport n’est pas une dépense, c’est un investissement.

Par la promotion de saines habitudes de vie, le sport soulage notre système de santé.

En développant la solidarité, l’abnégation et la fraternité, il lutte directement contre le sexisme, le racisme et l’homophobie.

Par la compétition, il façonne des individus qui se respectent, qui se dépassent et qui rêvent.

J’étais capitaine de mon équipe. En traversant le secondaire, l’intello réservé a appris à inspirer les autres, à les aimer pour ce qu’ils sont et à ne jamais abandonner.

Grâce au sport, j’ai intériorisé les derniers vers du poème Invictus.

«Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme.»

Écoutez les réactions de Josée Legault au sujet de cette chronique à partir de 19m.01s.

 

 

Cette chronique est en lien à la semaine de Josée Legault:

 

 


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