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Le Québec n’est pas un patriarcat

Le Québec n’est pas un patriarcat
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Lors de mon retour aux études, j’ai voulu appliquer pour la plus grosse bourse offerte à mon université.

À mon arrivée, on m’a indiqué que je n’étais pas éligible, car je n’avais pas le bon sexe. Surpris, j’ai demandé s’il existait des bourses réservées exclusivement aux hommes. On m’a répondu que non. Pourtant, il y a plus de femmes que d’hommes dans mes cours. Je commence à croire que, contrairement à ce qu’on entend continuellement dans les médias, le Québec n’est pas un patriarcat.

Une administration publique dominée par les femmes

Selon l’Institut de la statistique du Québec, depuis les années 90, plus de femmes que d’hommes sont employées par l’État. Un système patriarcal est un système qui favorise les hommes et discrimine les femmes. Cela dit, au Québec, une part plus importante des impôts payés par les hommes sert à payer le salaire de femmes.

Par ailleurs avec près d’un enseignant sur dix, au primaire, et seulement 36 %, au secondaire, les hommes sont absents des écoles de nos enfants. Ainsi, avant le cégep, les jeunes n’ont pas beaucoup d’hommes comme professeurs. Lorsqu’on sait qu’environ 57 % des garçons décrochent avant d’avoir leur diplôme, on peut facilement affirmer qu’au Québec, l’éducation, ce n’est pas une affaire d’hommes.

Des nouveaux emplois d’abord pour les femmes

Depuis une trentaine d’années, la majorité des nouveaux emplois ont été offerts à des jeunes femmes plutôt qu’à des jeunes hommes. En plus, lorsqu’on sait que les conseils d’administration des sociétés d’État sont aujourd’hui dominés par des femmes (52,4 % en 2018, un bond de 25 % en 5 ans) et que nous avons eu des femmes comme première ministre ou mairesse, on peut difficilement prétendre que les jeunes hommes l’ont plus facile.

En conclusion, les hommes n’ont plus à accepter l’argument qu’ils soient socialement avantagés comme justification afin qu’on balaie leurs problèmes du revers de la main ou qu’on les incite à céder leur place. Le contexte, actuellement, ne les favorise pas. Le Québec n’est pas un patriarcat.

Écoutez les réactions de Josée Legault au sujet de cette chronique à partir de 19m.01s.

 

 

Cette chronique est en lien à la semaine de Josée Legault.

 

 


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