/sports/soccer/impact
Navigation

Une bonne première saison pour Rémi Garde

7,5/10

Rémi Garde a su véhiculer son message clairement aux joueurs, qui semblent avoir adhéré à son plan.
Photo d'archives, Agence QMI Rémi Garde a su véhiculer son message clairement aux joueurs, qui semblent avoir adhéré à son plan.

Coup d'oeil sur cet article

À sa première saison dans la Major League Soccer, Rémi Garde a laissé le plus important aux partisans : de l’espoir. Même si son équipe a échoué dans sa mission de se qualifier pour les séries éliminatoires, elle a joué d’une telle façon qu’il est permis de croire que 2019 sera meilleure.

Garde a donné une autre chose très précieuse au Bleu-blanc-noir : une identité de jeu. Après sept saisons dans la MLS, l’Impact peut enfin dire qu’il a une âme sur le terrain.

Garde a su utiliser les forces qu’il avait sous la main pour bâtir un XI type capable de rivaliser avec la plupart des formations de la MLS.

Il a surtout réalisé le tour de force d’y faire croire jusqu’aux 15 dernières de la saison sans avoir d’attaquant de pointe digne de ce nom. Ce n’est pas peu dire.

Lent départ

Rémi Garde a dit à plusieurs reprises dans les dernières semaines que le mauvais début de saison a compliqué la tâche du club montréalais.

Il a tout à fait raison. Sans ce faux départ, il aurait un match à disputer ou à préparer aujourd’hui.

Il a eu besoin de temps pour apprendre à connaître et à travailler avec ses joueurs. Bref, il a eu besoin de décoder l’identité de l’équipe qui était sous ses yeux.

Heureusement, c’est un bon élève et on a vite constaté que dès que les ajustements ont été faits, il a trouvé sa vitesse de croisière.

Pris de court

Il faut dire que Garde et son personnel d’entraîneurs ne connaissaient pas la MLS et que l’ampleur de la tâche les a peut-être un peu pris de court au début.

La ligue est plus compétitive que ce qu’on peut parfois percevoir d’Europe et Garde le savait, il ne se lançait pas totalement dans le vide.

Il a tout de même eu à s’acclimater à une nouvelle réalité puisque les voyages sont nettement plus longs que ce qu’il a connu, c’est déjà une première embûche de taille.

Il s’est aussi adapté à un groupe de joueurs qui a grandement évolué au cours de la saison. Il y a quand même 16 joueurs qui n’étaient pas là l’année dernière, dont six qui se sont joints à l’équipe en cours de saison.

Idée claire

Garde est pragmatique, mais a aussi des idées très claires. Ainsi, il a tout de suite su qu’il ne voulait pas faire de place à Dominic Oduro, ce qui a compliqué les choses pour l’échanger puisque l’Impact n’avait pas de rapport de force.

On l’a aussi critiqué pour son habitude de ne pas utiliser tous ses changements, mais honnêtement, on comprend qu’il ait parfois regardé son banc en se demandant sérieusement qui aurait pu faire la différence.

On doit surtout constater qu’il a été capable de s’adapter aux situations en cours de match, ce qui est une fort belle qualité. Il a aussi su véhiculer son message clairement aux joueurs, qui semblent avoir adhéré à son plan.

En ayant carte blanche sur les décisions soccer, sur le terrain et dans le choix du personnel, il pourrait faire grand bien à ce club au cours des prochaines années.

Espérons seulement qu’il aura les coudées franches afin qu’il puisse tirer tout le monde vers le haut, car il semble déterminé à le faire.

 

Bulletin de fin d’année

 

L’Impact a énormément changé au fil de la saison qui vient de se terminer. L’équipe est passée de dernière de classe à une note qui se situe tout juste au-dessous de la note de passage. Il faut tout de même admettre que le progrès aura été énorme. On va donc jeter un coup d’œil au bulletin de fin de saison de cet effectif qui a tenu les amateurs en haleine jusqu’au dernier match de la saison en laissant de l’espoir pour 2019.

Seuls les joueurs ayant disputé plus de 500 minutes ont été notés.

 

Gardien

Evan Bush

Rémi Garde a su véhiculer son message clairement aux joueurs, qui semblent avoir adhéré à son plan.
Photo d'archives, USA TODAY Sports

7,5/10

À 32 ans, il a connu sa meilleure saison comme gardien titulaire. Il a réalisé un record personnel avec 10 jeux blancs en plus de terminer au premier rang de la MLS avec 132 arrêts. Ironiquement, c’est aussi l’année où il a accordé le plus de buts, soit 53. L’arrivée de Joël Bats comme entraîneur des gardiens lui a permis de franchir un cap et d’être beaucoup plus solide tout en gommant certaines de ses lacunes.

Non notés : Clément Diop, James Pantemis, Jason Beaulieu

 

Défenseurs

Rod Fanni

8/10

« Papi » Fanni a pris la brigade défensive en main et on a constaté une fort belle évolution tout au long de la saison. Encore bien en jambes à 36 ans, il a mis son expérience au service de l’équipe tout en apportant calme et sérénité. Ça ne serait pas bête de renouveler son contrat pour une saison.


Bacary Sagna

7,5/10

Il est arrivé au milieu de l’été et a immédiatement eu un impact positif en stabilisant encore plus la défensive tout en dynamisant l’attaque puisqu’avec lui dans le couloir droit, il y a eu un plus grand équilibre offensif.


Daniel Lovitz

7/10

C’est un vrai guerrier qui s’est battu pour conserver ce poste et qui est désormais rendu efficace à une position qu’il n’occupait pas il y a 18 mois. Ce n’est pas parfait, mais il est un compétiteur qui veut progresser et qui a une volonté de développer ses qualités offensives.


Jukka Raitala

7/10

Un véritable couteau suisse puisqu’il a joué partout sur la ligne défensive. Même si c’est un arrière gauche, c’est quand il a été utilisé comme arrière central avec Rod Fanni qu’il a connu ses meilleurs matchs en jouant efficacement et simplement. Très fiable.


Rudy Camacho

6/10

Les débuts ont été difficiles, les choses se sont replacées par la suite et le sprint final de la saison a été plus compliqué. Difficile donc de savoir qui est le véritable Rudy Camacho. Une chose est sûre, il va devoir travailler sur sa vitesse pour survivre en MLS.


Chris Duvall

5,5/10

En début de saison, il a partagé la tâche avec Micheal Petrasso et par la suite, il a cédé sa place à Bacary Sagna. Disons qu’il n’a pas beaucoup eu la chance de se faire valoir.


Victor Cabrera

5/10

En voilà un autre qu’on aura peu vu et qui, de toute évidence, ne sera pas de retour l’an prochain. Son manque de constance lui aura sans doute coûté sa place avec l’Impact.


Micheal Petrasso

5/10

Un peu trop fragile, pas assez rapide ou rusé pour bien tenir son bout dans la MLS. Il en a souvent eu plein les bras dans son couloir quand il était utilisé plus régulièrement de sorte qu’il a tranquillement glissé vers la sortie jusqu’à ce qu’il soit prêté à Ottawa, dans la USL.

Non notés : Zakaria Diallo, Kyle Fisher

 

Milieux

Ignacio Piatti

Tout au long de la saison, Ignacio Piatti a été la bougie d’allumage de l’Impact.
Photo d'archives, USA TODAY Sports
Tout au long de la saison, Ignacio Piatti a été la bougie d’allumage de l’Impact.

8,5/10

« Nacho » a été égal à lui-même en connaissant la meilleure saison de sa carrière. En plus de ses 16 buts, il a obtenu 13 passes, un nouveau record d’équipe. Il a encore tendance à parfois vouloir trop en faire, mais on ne le changera pas et quand ça fonctionne, ça fait un feu d’artifice.


Samuel Piette

Rémi Garde a su véhiculer son message clairement aux joueurs, qui semblent avoir adhéré à son plan.
Photo d'archives, Agence QMI

8/10

Il a disputé tous les matchs de l’équipe, étant le joueur le plus utilisé par Rémi Garde, outre Evan Bush. Il a été le métronome défensif au cœur du terrain en étant tout aussi efficace pour récupérer des ballons que pour les relayer. Il s’impose également par son leadership et ne serait pas un vilain capitaine. On dit ça comme ça.


Saphir Taïder

7,5/10

Il a inscrit sept buts et huit passes, c’est pas mal pour un milieu qui n’est pas strictement offensif. Il a subi le poids des comparaisons avec Blerim Dzemaili, qui n’accomplissait pas le même boulot. Très généreux dans l’effort, il est à son mieux dans l’entrejeu où il peut se mêler autant des missions défensives qu’offensives.


Alejandro Silva

6,5/10

Il est doué techniquement, a un flair indéniable pour la passe, mais a le don de rater le tir facile en plus de faire commettre beaucoup de déchets techniques et de pertes de ballon. Il est impératif qu’il soit plus constant, sinon ça prend une doublure pour le pousser.


Micheal Azira

Micheal Azira a apporté de la stabilité au onze montréalais.
Photo d'archives, USA TODAY Sports
Micheal Azira a apporté de la stabilité au onze montréalais.

6,5/10

Il a réalisé un travail très honnête. Il garde les choses simples et se fait rarement prendre en défaut. Un bon complément à Samuel Piette, dont la tâche s’est un peu retrouvée allégée quand Azira est arrivé.


Ken Krolicki

6/10

Il a pris tout le monde par surprise en se taillant un poste avec l’équipe et en devenant partant dès sa saison recrue. Il a été le mal-aimé de plusieurs partisans, mais les qualités défensives, ça se développe. Il a déjà l’éthique de travail et le volume de jeu, c’est un bon point de départ.


Jeisson Vargas

5/10

Il présente un potentiel intéressant, mais il ne semble pas être capable de réunir toutes les pièces de son puzzle. On sait qu’il tire des bons coups francs, mais ça prend plus que ça pour réussir. Une énigme.

Non notés : Shamit Shome, Louis Béland-Goyette, Mathieu Choinière, David Choinière

 

Attaquants

Quincy Amarikwa

6/10

Il a très certainement apporté du dynamisme à l’attaque, mais il n’a inscrit qu’un seul but en 10 matchs. Ce n’est évidemment pas assez pour un avant centre, peu importe le niveau d’énergie qu’il procure à l’équipe.


Anthony Jackson-Hamel

5/10

Il n’a pas saisi sa chance après avoir connu une très bonne saison 2017. Il a inscrit un doublé et puis plus rien, il n’a pas su convaincre Rémi Garde, qui attend beaucoup d’engagement de ses joueurs à l’entraînement. On semble avoir démissionné, dommage parce qu’il n’a que 25 ans et que le talent est là. C’est la volonté qu’on met en doute.


Matteo Mancosu

4/10

On espère pour lui que son cauchemar est terminé parce que l’année 2018 a été particulièrement pénible. Il a perdu la confiance de son entraîneur, au point où il n’a même pas fait appel à lui quand il avait besoin de deux buts dans le tout dernier match de la saison, dimanche.

Non noté : Micheal Salazar