/news/health
Navigation

Aide médicale à mourir: le Collège des médecins craint pour la vie privée des patients

Coup d'oeil sur cet article

 Le Collège des médecins du Québec demande à ses membres de ne plus rapporter à Santé Canada les demandes d’aide médicale à mourir (AMM) formulées après le 1er novembre, car il craint pour la vie privée des patients et des médecins.

«Le formulaire fédéral recueille des données permettant d’identifier les patients, ce qui contrevient à l’esprit de la loi du Québec, qui prévoit des mesures pour préserver leur vie privée. De plus, ce formulaire collecte des données nominatives sur les médecins», a expliqué aujourd'hui, par communiqué, l’ordre professionnel québécois.

Le Collège des médecins en a également contre la double déclaration que doivent rédiger les médecins. En effet, ils doivent à la fois remplir une déclaration pour Santé Canada et pour le ministère québécois de la Santé.

«Je ne vois pas pourquoi, alors que le système de surveillance qui a cours au Québec depuis décembre 2015 est efficace et pertinent, les patients et les médecins de la province devraient se plier à celui, moins efficient, du reste du Canada», a expliqué le Dr Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins.

M. Gaudreault demande au ministère québécois de la Santé et à Santé Canada de s’entendre «dans les meilleurs délais» sur un formulaire unique de déclaration qui soit «fonctionnel et respectueux de la confidentialité des renseignements personnels».