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Dicaire sera prête pour Namus

Elle tentera de devenir la première championne du monde du Québec

Marie-Ève Dicaire s’entraîne activement en vue de son combat contre Chris Namus, qui aura lieu le 1er décembre à Québec.
Photo Martin Chevalier Marie-Ève Dicaire s’entraîne activement en vue de son combat contre Chris Namus, qui aura lieu le 1er décembre à Québec.

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Marie-Ève Dicaire flotte sur un nuage depuis la confirmation de son combat de championnat du monde contre l’Urugayenne Chris Namus, qui aura lieu le 1er décembre au Centre Vidéotron, à Québec.

La protégée du Groupe Yvon Michel (GYM) (13-0, 0 K.-O.) aura la chance d’écrire une page d’histoire en devenant la première championne du monde du Québec. Une chance qu’elle ne veut pas rater, même si elle aura un défi de taille devant elle.

Namus (24-4, 8 K.-O.), qui en sera à la deuxième défense de son titre IBF des super-mi-moyens, est une bagarreuse qui tentera d’imposer ses volontés rapidement dans le duel contre Dicaire.

« C’est une adversaire qui va mettre de la pression de façon constante et qui ne baissera pas les bras, a souligné Marie-Ève Dicaire, vendredi, lors d’une conférence tenue dans les locaux de GYM. Je sais qu’elle sera présente de la première à la dernière seconde du combat.

Son style s’apparente beaucoup à ce qu’on voit chez les Argentines. J’ai affronté Yamila Esther Reynoso, Yamila Belen Abellaneda et Marisa Gabriela Nunez, qui ressemblent un peu à Namus. Je crois que je serai en terrain connu. Je compte bien amener ce combat dans la direction que je veux. »

Et le respect ?

En 13 combats chez les professionnels, Dicaire n’a pas encore de knock-out à sa fiche et elle s’en fait souvent parler. On peut se demander si cet aspect a été un facteur dans la décision de Namus d’affronter ou non la Québécoise. Est-ce que la championne va faire l’erreur de ne pas respecter son aspirante ?

« Elle a accepté de venir défendre sa ceinture ici. C’est une grosse décision parce qu’elle avait le loisir de le faire où elle voulait, a souligné la protégée de Stéphane Harnois. Je crois qu’elle me respecte. Si ce n’est pas le cas, elle va l’apprendre assez rapidement qu’elle aurait dû le faire.

Ça va se jouer dans le ring. »

Phinn et Zewski comme partenaires

Dicaire est en camp d’entraînement depuis déjà plusieurs semaines pour cet affrontement d’envergure. Comme c’est le cas de la majorité des boxeuses, il n’est pas facile pour elle de trouver des partenaires d’entraînement de qualité.

Elle a mis les gants avec plusieurs membres des équipes canadienne et québécoise, mais aussi avec... Mikaël Zewski et Shakeel Phinn.

« Mes entraîneurs ont travaillé très fort pour tenter de me déstabiliser et ils ont tenté de me placer dans toutes les situations possibles, a souligné Dicaire. Quand j’ai mis les gants avec Mikaël, c’est la séance où j’ai le plus appris. Il est tellement intelligent dans le ring.

« Ce que je réussissais à lui passer, une fois, je ne réussissais pas à le faire une deuxième fois. Ce fut vraiment une partie d’échecs. On a décidé de mettre les gants avec lui et Shakeel parce qu’ils sont capables de se contrôler. »


Le promoteur Yvon Michel n’était pas présent à la conférence de presse de Marie-Ève Dicaire, vendredi. Il assistait plutôt à la conclusion de convention du WBO en compagnie d’Eleider Alvarez. Le patron de GYM a travaillé fort pour convaincre le clan Namus d’accepter le combat avec Dicaire à Québec.