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Odeur de pot envahissante dans les commerces voisins de la SQDC

Pot Légalisation
Photo Camille Garnier

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L'odeur qui émane des files d'attente devant les magasins de la Société québécoise du cannabis (SQDC) envahit les commerces voisins.

Chez Manteaux Manteaux, rue Sainte-Catherine, les employés avaient l'habitude de laisser la porte ouverte pour aérer l'endroit. Ils ne peuvent plus le faire, tant l'odeur de cannabis incommode la clientèle.

Lors du passage du 24 Heures jeudi après-midi, une telle odeur flottait effectivement dans plusieurs commerces à proximité des files.

Du matin jusqu’au soir, la ligne s’étend devant les boutiques du centre-ville jusqu'au coin de la rue Mansfield. «En plus, les gens laissent par terre des verres à café, des mégots... Ça devrait être interdit de fumer dans une file, parce que, comme on n’est pas en mouvement, l’odeur ne se disperse pas», a indiqué Sarah Cyrille, gérante du magasin de vêtements Tutti va bene.

«Ça a fait énormément descendre nos ventes. Dès l’ouverture de la SQDC, on a remarqué une non-gestion de leur part pour le contrôle de la foule», a-t-elle ajouté.

Magasins bloqués

L'odeur et les déchets ne sont pas les seules choses qui importunent les commerçants voisins et qui entraînent la baisse d'achalandage que plusieurs constatent.

Les portes et les vitrines deviennent difficiles d’accès, et il faut traverser la foule pour accéder aux boutiques.

Rue Sainte-Catherine, Le Tutti va bene, la boutique Lolë et une succursale Telus ont installé des poteaux délimitant l’entrée de leur commerce pour couper la file d'attente à cet endroit, une mesure que respectent plus ou moins les clients de la SQDC.

Au bout de longues minutes, certains entrent même dans les commerces pour demander d’utiliser les toilettes ou de recharger leur téléphone cellulaire, un autre désagrément pour les marchands du secteur.

Doubles obstacles sur la Plaza

Les magasins voisins de la SQDC de la Plaza St-Hubert doivent supporter la file de clients, en plus de travaux majeurs sur la rue.

À la boutique de sous-vêtements Il Bolero, on se demande pourquoi la file d'attente qui occupe la presque totalité du trottoir ne peut être déplacée dans la ruelle derrière les commerces. Une cliente qui vient acheter de la lingerie haut de gamme n'a pas envie d'entrer et de sortir si 50 hommes se trouvent devant la porte, donne-t-on en exemple.

La SQDC n'est actuellement ouverte que quatre jours par semaine, du jeudi au dimanche, ce qui a diminué les désagréments. Cependant les autres commerçants se désolent du fait que les journées d'ouverture des succursales correspondent aux journées où ils font normalement le plus d'affaires.