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Acteur sans frontière

Olivier Gourmet dans le film Ceux qui travaillent.
Photo courtoisie, CINEMANIA Olivier Gourmet dans le film Ceux qui travaillent.

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Olivier Gourmet n’a pas chômé depuis qu’il a fait ses premiers pas au cinéma, à la fin des années 1990. En 20 ans de carrière, l’acteur belge a déjà joué dans une centaine de longs métrages en Belgique, en France, mais aussi au Québec, notamment aux côtés de Paul Ahmarani dans le film Congorama de Philippe Falardeau. Le comédien de 55 ans est de passage cette semaine à Montréal dans le cadre du Festival Cinemania, qui présente quatre de ses plus récents films.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Olivier Gourmet sera omniprésent cette année à Cinemania. En plus d’être en vedette dans quatre films projetés au festival, l’acteur belge sera à l’honneur à la Cinémathèque québécoise qui en présentera en fin de semaine deux de ses films les plus marquants : Le fils (2002) des frères Dardenne, qui lui a permis de remporter le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes et Congorama (2006), le second long métrage du cinéaste québécois Philippe Falardeau.

« Je ne suis pas venu pour rien en tout cas », lance-t-il en riant, lors d’une entrevue accordée au Journal plus tôt cette semaine.

« C’est la première fois que ça m’arrive. Quatre de mes films au même festival, c’est assez exceptionnel. Certains des films que je viens présenter ne sont même pas encore sortis en France. »

« Et ce qui est bien, c’est que ce sont tous des films très différents les uns des autres. Edmond est une comédie pure et un film grand public et populaire sur un fait réel, soit la création de Cyrano de Bergerac par l’auteur Edmond Rostand. Le drame Ceux qui travaillent s’inscrit plus dans la veine du cinéma social et de notre façon de vivre aujourd’hui dans le milieu du travail. C’est un film très dur et sans concession. Un peuple et son roi est un film politique réalisé par Pierre Schoeller, qui aime la politique et avec qui j’avais déjà travaillé dans L’exercice de l’État. »

« Enfin, L’échange des princesses est un film historique qui a aussi une saveur politique et qui a une dimension grand public. Ces films sont tous très différents, mais ils ont toujours un ressort humain au milieu de tout cela. »

Un lien fort avec le Québec

Cette visite de quelques jours à Montréal lui permettra aussi de renouer avec ses amis québécois. Philippe Falardeau et Paul Ahmarani seront d’ailleurs présents à la projection de Congorama, dimanche après-midi à la Cinémathèque.

« J’ai une tendresse pour Congorama parce que c’est un film que j’aime beaucoup, souligne Gourmet. C’est une des premières comédies dans laquelle j’ai tourné. Philippe (Falardeau) a donc été un des premiers à m’emmener sur ce terrain-là. Je me souviens que j’avais beaucoup ri en lisant le scénario. C’est donc un film important pour moi. Il y avait quelque chose de beau dans cette idée de traverser l’océan pour une partie du tournage et d’ensuite retourner en Belgique avec une équipe québécoise pour l’autre partie du tournage. Ç’a créé quelque chose. On se voyait le soir, on allait au football et faire toutes sortes de choses. »

Après la sortie de Congorama, Olivier Gourmet a continué à suivre avec beaucoup d’intérêt la carrière de Falardeau. Il dit d’ailleurs ne pas avoir été surpris de le voir réussir au Québec, mais aussi à l’international.

« Ça se sent ces trucs-là, lance l’acteur­­­. Déjà, Philippe est quelqu’un qui travaille énormément. Il a beaucoup de talent, mais il a aussi une vraie singularité et son univers personnel. Il a un esprit, une intelligence et une grande sensibilité. Je ne suis pas du tout surpris de voir où il est rendu aujourd’hui dans sa carrière ».


Les films Ceux qui travaillent, Edmond, L’échange des princesses et Un peuple et son roi sont présentés au Festival Cinemania, qui a lieu à Montréal jusqu’au 11 novembre. Les films Le Fils et Congorama sont présentés à la Cinémathèque québécoise aujourd’hui et demain.