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Wallace Roney : le sage et les jeunes lions

Wallace Roney : le sage et les jeunes lions

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Hier soir au Upstairs, et encore ce soir à 19 h et 21 h 45, nous avions le sentiment que les embruns du Festival international de jazz flottaient dans l’air. Pour combattre la grisaille du mois de novembre, rien de mieux que la venue du trompettiste étoilé Wallace Roney et sa fine équipe de jeunes loups. Dans une forme splendide, ce qui contrastait avec son dernier passage à Montréal, la soirée fut résolument hard-bop, un peu dans la veine de ce qui fit Art Blakey avec ses Jazz Messengers.

La modernité et la tradition
Contrairement à ce que nous pouvons voir et entendre souvent, soit de la poudre aux yeux musicale, Wallace Roney n’a jamais cherché à nous impressionner. Impérial, dans son rôle de soliste et chef de meute, il jouait tout simplement, tout en multipliant les sourires et accolades quand le temps des chorus se fit sentir. Avec son quintette composé du très jeune saxophoniste ténor/soprano Emilio Modeste, du pianiste Oscar Williams, du contrebassiste Paul Cuffari, tout aussi jeune et du batteur Darrel Green, l’heure et demie que dura la prestation fut vraiment à la hauteur. Cultivant les équilibres, pavant la voie aux petits nouveaux, dont son saxophoniste qui en connait un rayon sur l’apport de John Coltrane et Wayne Shorter, la complexité des arrangements se doublait d’un véritable plaisir jazz.

De la mise forme, à la signature, Wallace Roney est conscient que cette note bleue reste le meilleur antidote aux aléas de la vie !