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Abribus dans Montréal-Est : des bornes de sécurité pour éviter d’autres victimes

Robert Coutu et sa fille Stéphanie
Photo courtoisie Le maire de Montréal-Est veut des abribus plus résistants après que sa fille ait été heurtée par une voiture en attendant l’autobus.

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Après que sa fille eut été fauchée par une voiture en attendant l’autobus à l'hiver 2017, le maire de Montréal-Est vient tout juste d’équiper une dizaine d’abribus avec des bollards dans sa ville pour éviter de nouveaux accidents.

Au cours des trois dernières semaines, les résidents de Montréal-Est ont pu constater que le tiers de la trentaine d’abribus situés sur les rues Sherbrooke et Notre-Dame est dorénavant protégé par une borne de sécurité.

Le maire de la municipalité, Robert Coutu, souhaite ainsi améliorer la sécurité des piétons qui prennent l’autobus et éviter que l’histoire de sa fille se répète.

« J’ai demandé au commandant du poste de notre quartier pour savoir le nombre d’accidents avec des véhicules qu’on a eu juste sur Notre-Dame Est au cours des cinq dernières années. Il y en a eu une vingtaine sur toutes ses formes au total, c’est beaucoup. Ça m’a aussi poussé à agir », affirme M. Coutu.

Selon ce dernier, les abribus protègent les usagers de la pluie ou du vent, mais ils ne résistent pas au choc d’un véhicule.

La totalité des arrêts pour autobus de la municipalité sera bientôt munie de ces bornes, mesurant environ 140 cm de long et 75 cm de large, qui sont vendues pour le prix de 380 $ l’unité.

Un événement déclencheur

Stéphanie Coutu, la fille du maire de Montréal-Est âgée de 20 ans à l’époque, a évité le pire un après-midi du mois de février 2017. Elle se rendait à l’Université Concordia au moment où un véhicule l’a happée au coin de la rue Notre-Dame et de l’avenue Hinton.

En glissant sur la chaussée, l’automobiliste aurait d’abord embouti l’abribus avant de terminer sa course contre un arbre. Par chance, la jeune femme s’en est sortie avec un tibia fracturé et la cuisse déchirée. Aujourd’hui, l’arrêt d’autobus est muni d’un bollard.

« L’accident qui s’est passé avec ma fille Stéphanie, c’est sûr que c’est un événement déclencheur. Ça m’a fait réagir en me disant, là, c’est assez. Par contre, tout ça aurait pu arriver à n’importe qui et j’aurais réagi de la même façon », explique Robert Coutu.

Contactée par le 24 Heures, Stéphanie Coutu affirme être en santé aujourd’hui et elle se dit aussi rassurée de voir la population protégée avec ce genre d’initiative.

« Tout le monde sur la route doit avoir un sentiment de sécurité. Je crois qu’autant un piéton, un cycliste ou un automobiliste est au même niveau et on doit être conscient de tous les usagers de la route. Il faut prendre soin de tout le monde », souligne Mme Coutu.

« Ma rémission va assez bien aujourd’hui, mais c’est clair qu’il me reste des séquelles de craintes, justement de la route, psychologiquement parlant. Je travaille encore à me rétablir », ajoute-t-elle.