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«Je soigne les bobos des âmes» - Natasha St-Pier

Elle chante les poèmes de sainte Thérèse de Lisieux

Natasha St-Pier est présentement au Québec pour la promotion de son nouvel album regroupant des textes d’une religieuse. Elle participait, dimanche, à l’enregistrement d’un épisode de Les enfants de la télé.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Natasha St-Pier est présentement au Québec pour la promotion de son nouvel album regroupant des textes d’une religieuse. Elle participait, dimanche, à l’enregistrement d’un épisode de Les enfants de la télé.

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Natasha St-Pier estime avoir donné un nouveau sens à son métier de chanteuse depuis qu’elle a quitté Paris et qu’elle chante les poèmes de sainte Thérèse de Lisieux dans les églises en France.

«J’ai toujours trouvé que j’avais un métier très superficiel, et je ne vivais pas bien avec ça. J’aurais voulu être infirmière pour avoir un véritable impact dans la vie des gens. Or, en faisant ces albums et ces tournées dans les églises, je me rends compte que je ne soigne pas les corps, mais que je soigne les bobos des âmes», lance la chanteuse originaire du Nouveau-Brunswick.

«Je continue à divertir les gens, ce qui est un beau privilège. Mais à la fin du spectacle, comme une dame me l’a déjà dit, ils s’en vont avec un petit supplément d’âme», précise St-Pier, que Le Journal a jointe avant le début d’une tournée de promotion au Québec pour appuyer la sortie de l’album Aimer c’est tout donner, son deuxième consacré aux écrits de la religieuse morte à 24 ans, en 1897.

Blasée

Elle est donc loin la Natasha St-Pier qui était sur toutes les tribunes après avoir conquis le public, dès l’âge de 17 ans, en tenant le rôle de Fleur-de-Lys dans Notre-Dame de Paris.

Véritable star en France, la chanteuse, aujourd’hui âgée de 37 ans, a décidé de se retirer à la campagne, il y a quelques années, avec son amoureux et son fils Bixente, 3 ans, dont la survie a été menacée dans les premiers mois de sa vie parce qu’il est né avec une malformation cardiaque.

«Cette décision m’a amenée à dire non à toutes les affaires qu’on fait pour dépanner, par exemple remplacer un invité qui a annulé à une émission de télé, lorsqu’on vit à Paris. J’en faisais beaucoup pour aider, même quand je n’étais pas en promo. Par conséquent, je suis devenue blasée. J’en faisais trop. Maintenant, j’ai trouvé un juste équilibre. J’ai arrêté de mettre tous mes œufs dans le même panier.»

Vivre loin de Paris n’a pas altéré sa popularité. Lancé en 2013, Thérèse, vivre d’amour a été écoulé à plus de 200 000 exemplaires. Cinq ans plus tard, constatant que sainte Thérèse lui avait manqué, Natasha St-Pier a récidivé, cette fois avec l’aide de Mario Pelchat comme producteur. Des pourparlers sont en cours pour une tournée dans les églises au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Encore du spirituel?

Après deux albums, St-Pier affirme avoir maintenant fait le tour en ce qui a trait à la religieuse. Elle ne sait pas ce que l’avenir lui réserve — «je fonctionne au coup de cœur» —, mais ne ferme pas la porte à d’autres projets impliquant la spiritualité et la foi

Chose certaine, conclut-elle, «j’ai envie de chanter des textes avec une portée différente que juste du divertissement».


L’album Aimer c’est tout donner est en vente depuis le 2 novembre au Québec.