/news/politics
Navigation

UPAC : Robert Lafrenière avait perdu le feu sacré

UPAC : Robert Lafrenière avait perdu le feu sacré
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Coup d'oeil sur cet article

Ayant toujours refusé d’expliquer son départ-surprise annoncé le jour de l’élection provinciale, le commissaire sortant de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) Robert Lafrenière a affirmé dimanche que l’usure a eu raison de lui.

«C'est sûr que les critiques nous affectent, mais c'est une accumulation. On ne quitte pas un tel emploi sur un seul élément. Je suis fatigué, je suis très fatigué», a-t-il dit en entrevue à «La Presse», dimanche.

L’homme, qui est à l’aube de la retraite, a souligné que la pression à l’UPAC était quotidienne. En 2016, Robert Lafrenière avait accepté un autre mandat de cinq ans à la tête de l’UPAC, qui a souvent été sous le feu des projecteurs. Ce fut notamment le cas dans l’affaire du député provincial Guy Ouellette concernant des fuites médiatiques sur des enquêtes de l’UPAC.

Robert Lafrenière a nié qu’il existait de la bisbille entre lui et l’ex-policier.

« C'est quelqu'un que j'ai connu comme policier. On ne s'est jamais engueulés. Il n'a jamais été un ami qui venait souper chez nous, mais c'est une bonne connaissance», a-t-il dit à «La Presse».

Le patron de l’UPAC a ajouté que son départ n’est pas lié au fait que le Directeur des poursuites criminelles et pénales ait annulé des mandats de l’UPAC visant M. Ouellette.

Il a mentionné que sa décision de partir a été prise à la fin de l’été. L’annonce de son désistement le jour des élections provinciales visait à ne pas faire des vagues durant la campagne électorale ni à donner l’impression qu’il partait à cause d’un possible changement de gouvernement.

Il a dit qu’il s’en allait sans toucher une indemnité de départ.