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La soeur de la victime d’un pitbull s'en prend à Anne-France Goldwater

La soeur de la victime d’un pitbull s'en prend à Anne-France Goldwater
Photo Fotolia

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La sœur de Christiane Vadnais, attaquée à mort par un pitbull en août 2016, ne comprend pas pourquoi Anne-France Goldwater souhaite empêcher l’euthanasie d’un chien qui a blessé six personnes, dont quatre enfants, à Montréal-Nord, en août dernier.

«Je me demande c’est quoi le mobile, l’objectif de Me Goldwater de vouloir le garder en vie, ce chien-là. Ce chien-là est dangereux, que ce soit ici ou ailleurs», a déploré Lise Vadnais, en entrevue avec Richard Martineau.

Me Goldwater souhaite que le chien, un mélange de bulldog et de pitbull, soit évalué par un vétérinaire et un expert en comportement canin, puis qu'il soit transporté dans un refuge dans l'État de New York.

 


REVOYEZ L'ENTREVUE DE LISE VADNAIS AVEC RICHARD MARTINEAU:


 

Un règlement bidon

Mme Vadnais s’est dite choquée par la requête de la célèbre avocate, soutenant que le règlement adopté par l’administration de Valérie Plante est pourtant «très clair».

«Si le chien est potentiellement dangereux, on va l’évaluer. Si le chien est dangereux, on l’euthanasie. On est rendu deux mois plus tard et ce chien-là est toujours en vie», s’est-elle indignée.

«Comment ça se fait que Madame Plante n’ait pas fait appliquer le règlement? Si elle ne l’a pas fait appliquer dans cette situation-là, ça veut dire que le règlement est complètement bidon. C’est de la poudre aux yeux pour la population.»

Pour Mme Vadnais, il s’agit d’une aberration. «Est-ce que ça va prendre à chaque fois un chien qui tue un être humain, comme ça a été le cas avec ma sœur? J’espère que non», a-t-elle poursuivi.

«Le chien a attaqué des enfants. Il a attaqué deux adultes. Et pas des petites attaques. De toute façon, un pitbull, ce n’est jamais une petite attaque.»

«On n’en a pas besoin»

Lise Vadnais a assuré qu’elle n’était «pas contre les pitbulls», précisant toutefois que «dans notre société, on n’en a pas besoin».

«C’est vrai qu’il y a des pitbulls qui vont être fins toute leur vie, ça, il ne faut pas le nier. Mais un pitbull, c’est imprévisible. Il peut être fin pendant cinq ans, sept ans et, tout à coup, il décide de mordre. Mais quand il a déjà passé à l’acte, c’est quoi l’idée de vouloir le faire évaluer par un vétérinaire?»

Si Mme Vadnais ne se dit pas en faveur d’euthanasier tous les pitbulls au Québec, elle appelle à leur stérilisation.