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Acquisition de la CSeries par Airbus: Fitzgibbon contredit Legault

La mainmise d’Airbus sur la C Series est «une très bonne chose», selon Pierre Fitzgibbon

Le ministre Pierre Fitzgibbon (à droite)
Photo d'archives, JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS Le ministre Pierre Fitzgibbon (à droite)

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Contrairement à son chef François Legault, le ministre Pierre Fitzgibbon voit d’un très bon œil la prise de contrôle de la C Series par Airbus.

Bombardier a accepté de céder 50 % de la C Series à l’avionneur européen pour 0 $. Depuis, l’avion commercial développé au Québec a même été rebaptisé le A220.

« J’ai pu discuter avec le président d’Airbus, et lui, il est convaincu que le A220 est un avion qui va performer. Moi, je ne suis pas un expert en aviation, mais je suis drôlement content de voir Airbus aux commandes de l’avion », a confié mercredi le ministre caquiste de l’Économie, à l’entrée de la réunion hebdomadaire du cabinet Legault.

Plus encore, cette transaction était nécessaire pour la survie de Bombardier, estime M. Fitzgibbon. « C’est une très bonne chose », a-t-il insisté.

Une position qui tranche avec celle du premier ministre François Legault. « La mainmise d’Airbus sur la Série C de Bombardier, c’est un jour triste pour le Québec », affirmait haut et fort le chef caquiste dans l’opposition.

M. Legault a toujours vertement critiqué l’investissement de 1,3 milliard $ d’argent public dans la C Series. Selon le caquiste, le gouvernement Couillard aurait plutôt dû soutenir financièrement la maison mère de Bombardier.

Intervention requise

Pour son nouveau ministre de l’Économie, si on peut effectivement remettre en question la méthode choisie par les libéraux, l’intervention du gouvernement dans Bombardier « était requise ». Selon lui, c’est d’ailleurs un bon exemple « où le ministère de l’Économie a directement fait une ponction dans l’entreprise pour permettre de la sauver, entre guillemets ».

Pierre Fitzgibbon s’est même montré agacé lorsque les journalistes lui ont demandé si le Québec allait perdre sa mise dans cette aventure. « Pourquoi vous dites ça ? », a rétorqué l’homme d’affaires.

Il estime qu’il faut analyser cette transaction sur le long terme. « On parle d’un avion qui va durer, quoi, 40 ans, 30 ans. [...] Quand on fait une intervention dans une entreprise, il faut se donner le temps de pouvoir l’évaluer », a-t-il renchéri.

Des propos rafraîchissants

Des propos qui ont été salués par l’opposition libérale. « C’est rafraîchissant ! », a réagi le député Gaétan Barrette. Ce dernier s’est félicité que le ministre ait reconnu le bien-fondé de l’intervention du gouvernement Couillard dans la C Series. « Il vient de dire à son chef, premier ministre, qu’il s’est trompé pendant des années ! »